samedi, novembre 25, 2006

Amour quand tu nous tiens...

Voilà, on est samedi soir et pour une fois depuis un bon moment je me retrouve seule. Jusque là j'avais toujours fuis ces soirées mortes où l'on se met à regarder sa vie, à l'envisager sous son vraie jour. Ca demande beaucoup de courage de se poser là et d'accepter de se laisser envahir par tout ce qu'on a fuit jusque là.

Hier soir je vous ais parler de mon déménagement et de tout les remues ménages qu'il entrainait dans ma vie.

Ce soir je vais laisser là, les autres sentiments qui me parasitent. Sous couvert de ce déménagment beaucoup de si se bousculent dans ma tête ; "et si je n'étais pas venu en alsace serais je toujours avec lui? que serait notre vie? serait-on heureux? mais qu'aurais je fais comme étude?.....

Vous l'aurez compris les interrogations de ce soir portent surtout sur ma précédente histoire.


J'ai beau essayer de passer à autre chose, ça ne veux pas s'effacer comme ça. D'autant plus qu'il ressurgit dans ma vie de temps en temps et que je vais me retrouver dans la même ville que lui...

je ne suis pas prête à le revoir. Je ne m'en sens pas capable... j'ai accumulé beaucoup de haine lors de notre rupture car il s'est vraiment montré ignoble. J'ai vécu dans la peur durant plusieurs mois, à la limite de déposer une main courante chez les flics. Je me sentais poursuivit, il me harcelait de messages pas vraiment charmants et de coup de téléphones en pleine nuit. Je ne vivais plus, il me hantait sans cesse.

Mais sous couvert de cette Haine profonde que j'ai développé se cache des sentiments que je n'arrive pas à oublier.... on ne choisit pas qui on aime, la formule est bien vrai. Malgrès tout ce qu'il m'a fait je n'arrive pas à me débarasser de ces sentiments, ils sont là. Et en même temps, assez paradoxalement je l'avoue, je ne retournerais pas avec lui. Je n'ai plus aucune confiance en lui.

Au fond de moi je me dis que si nous sommes fait l'un pour l'autre alors un détour de nos vies nous rapprochera à nouveau et en même temps c'est dur...


Actuellement mes doutes ressurgissent car il réapparait dans ma vie. De façon anodine apriori mais je ne crois pas à ces coincidences là. Seulement en si peu de temps la face du monde n'a pas changé et il est bien trop tot pour qu'il essaye de regagner ma confiance....

C'est cet affrontement que je redoute, je retourne chez moi et il s'est débrouillé pour me faire savoir que lui aussi était sur toulouse.


Actuellement j'aspire à une chose simple: j'aimerais me libérer de tout ça à travers une histoire simple afin de pouvoir avoir enfin un recul suffisant par rapport à cette histoire. Mais je n'y arrive. Ce ne sont pas les occasions qui manqueraient mais je m'apperçoit que je fuis tout ce qui pourrait me mettre dans cette situation là.

Ce n'est pas me rendre service, je le sais... et pourtant. Je fais parti de cette masse de gens qui ont du mal à redémarrer quelque chose dérrière tant de vécu, qui le voudrait et pourtant recule à chaque fois.

Je voudrais donc m'excuser auprés de ceux que j'ai éconduit sans qu'ils ne le comprennent vraiment...


Je n'ai plus confiance en moi... ni en personnes (ou presque)... je joue les nanas super forte qui encaisse tout en ce moment, mais intérieurement je ne suis pas si bien que ça. C'est la le paradoxe de ma vie. Je déteste être en position de faiblesse alors j'avoue peu mes états d'âmes.

Les gens qui me quotoient en ce moment sont persuadés que je rentre chez moi, que tout va bien et qu'aucun nuage ne planne sur ma vie. Je ne dis pas que le ciel de ma vie est tout noir, bien au contraire et je ne me plaind pas. Je dis juste que ce qui me touche profondément j'ai toujours du mal à l'avouer, à le partager et ainsi à chercher un peu de réconfort ou du moins quelques conseils ou paroles réconfortantes.

Certaines personnes en ce moment se disent trop occupés pour me voir, sous couvert du fait que je vais leur manquer.... et pourtant moi j'aurais tant besoin d'elles. Besoin qu'on me comprenne et qu'on arrete de me parler de mon départ. Il arrivera assez vite tout seul et je fais parti de ces gens qui n'aiment pas les adieux, c'est un des rares moments où je n'arrive pas à me controler et où de fines gouttes d'eau glissent lentement sur mon visage.. sans que je puisse rien y faire.


Peut être qu'un jour tout simplement je leur ouvrirais les portes de ce blog... afin qu'ils sachent ce que j'ai ressenti des derniers mois, qu'ils comprennent ce par quoi je suis passé et qu'ils sachent qui je suis vraiment. Du moins ils en auront une version plus complète : entre ce qu'ils savent et ce qui est dit ici.

A voir....


Ce blog est une façon pour moi de partager les choses, les difficiles pour qu'elles me pèsent un peu moins et les heureuses pour faire voir aussi ma nature qui domine le plus souvent ce que je suis! Je suis loin d'etre une dépressive qui ressasse sans cesse!! Je suis juste quelqu'un de plein de vie, qui fait plein de choses mais qui ne parle pas assez de ces moments de faiblesse. Je les formule donc ici plus librement !!!!

Le Sax ténor




Et voici le petit dernier.... et oui, et en plus il n'est même pas à moi!

"Petit" ténor d'étude yamaha, c'est lui qui aura accompagné mes derniers mois en alsace et avec qui j'aurais pris goût à cet instrument magique. Bien ça ne vaut pas le Mark VI dans lequel j'ai soufflé mes premières notes mais voilà... quand je devrais le rendre, il me manquera!

Et oui on peut être très sentimental envers ses instruments de musiques.


Voilà par ces 3 derniers petits messages vous avez rencontrez mes plus fidèles alliés, ces instruments que j'aime animer, et sans qui je ne serais probablement pas la même...

Ma guitare classique...



J'ai commencé la guitare à 7 ans.... mais à l'époque j'ai commencé avec une 3/4 et oui ça existe pour les petits.
Celle ci est donc celle que j'ai eu à 10 ans lorsque mesbras furent assez grand. Depuis je ne l'ai jamais quittée! Une petite guitare de lutier espagnol sans présomptions, mais qui viellit très bien et comme le bon vin se bonnifie avec l'âge!
La voilà donc, celle qui a accompagnée tant d'évènements de la vie et que pour rien au monde je ne vendrais.

Mes Basses.. un prolongement de moi de même








Rien à rajouter.... juste le plaisir des yeux.


Elles font parti de moi, elles sont présentes à chaque instant. J'aime la finesse de leur manche que mes mains effleurent pour laisser s'échapper les mélodies tantôt douces tantôt plus vives....





vendredi, novembre 24, 2006

Changements



Voilà, je rentre dans mon dernier mois à peu de chose près en Alsace. Ce mois tant attendu et pourtant parfois au goût un peu amer.

On s'aperçoit qu'on avait pas du tout envisager les derniers temps passés là où on est comme ils se sont déroulés... on aurait voulu faire tant de choses et passer tant de temps avec les gens qui vont nous manquer... et pourtant le temps file... Il court plus vite qu'on ne peut le suivre. On le perd, on ne peux pas le maîtriser et ce temps qui nous à paru si lonf pour en arriver là nous parait tout à coup si dérisoire en nous filant entre les doigts.
Il faut courir partout en plus de ce qu'on voudrait faire, et tout ne se passe jamai comme on l'avait prévu... Il manque toujours des papiers, les démarches s'alourdissent..
Et revient la question du choix : a-t-on fait le bon?

Je ne regrette absolument pas mon choix mais il est vrai qu'un départ même souhaité ne laisse pas indifférent. On a beau crier les motifs qui nous poussent à partit, il reste toujours quelques choses qui vont nous manquer. Des choses qu'on avait bâties, qu'on devra recommencer.
Un mélange de sentiments vous parcourt, si différents et pourtant pas si opposés que ça. Toute chose a son contraire et là le paradoxe est total.
Et oui je suis remplie de sentiments éparses en ce moment. J'ai envie de partir, ça fait 2ans 1/2 que je vis dans cette optique là, mais ça va un peu me manquer quand même l'Alsace !!

Et le plus dur c'est de partir en n'ayant pas achevé ce qu'on c'était promis de terminer. Et parfois en plus les gens autour de vous en rajoute lourdement, comme s'ils refusaient de comprendre que tout n'est pas si rose dans un départ même si c'est pour un retour dans sa région. Les interrogations s'installent. On est triste come tout le monde de quitter pas mal de choses, de gens, d'habitudes... un endroit qu'on s'était fait, une vie qu'on avait bâtie.. Et c'est dans ces moments là qu'on fait un peu le bilan sur ce qui c'est passé depuis qu'on est parti, et au final on se dit qu'on a beaucoup mûri, grandu, qu'on s'est affirmé, imposé mais on se sent pourtant si petit, si fragile et vulnérable.
(désolé je crois que j'ai un peu de mal à m'exprimer à la première personne du singulier ce soir..)

Je vais quitter l'Alsace début janvier prochain, une nouvelle année va démarrer avec une nouvelle vie. Je redoute le retour presqu'autant que mon départ pour l'alsace. Il est parfois dur de s'apercevoir qu'en votre absence les choses ont changées plus que vous ne croyez (ou que vous surtout avez changer) et les choses auxquelles vous vous rattachiez sont loins...
Mais je ne me fait pas d'illusion non plus, mon retour ne sera peut être qu'une incursion sur toulouse, la vie me le dira. Dans mon métier je serais peut être amenée à rechercher du travail un peu plus que dans une région! Et ce jour là s'il faut repartir je sais que j'en serais capable pour l'avour déjà fait. Même si c'est toujours dur de refaire une vie ailleurs, ça en vaut le coup.

Tout n'aura pas été rose en Alsace pour moi, mais comme avec des SI on refait le monde, je me dis que tout n'a pas été si noir non plus et que ça valait le coup!
Mais ce n'est que quand on s'en va finalement que la réalité vous rattrape et qu'on s'aperçoit de tout ça!

Voilà, si j'ai un message à faire passer avec cela, ce serait peut petre que déménager, changer de région pour X raisons vaut toujours le coup si on s'en donne la peine. On perd souvent, on gagne aussi plus qu'on ne croit. La vie est toujours cette éternelle balance sans qui on ne s'apercevrait pas de la réelle valeur des choses.

Bougez, ouvrez vous aux autres, osez être vous quand ça va comme quand ça ne va pas. Personne n'a dit que vivre était facile.