vendredi, août 24, 2007

Argentique...




Si l'on aime un tant soit peu la photo, si l'on s'émerveille devant de beaux clichés... un jour il faut avoir une conversation avec un photographe travaillant à l'argentique. Maintenant où tout est à l'aire du numérique, où tout est à la porté de tout le monde que ce soit en prise de vue ou retouche... le monde de l'argentique semble obsolète. Pourtant les passionnés sont là.. Il y a même ceux qui ne lâche pas leur LEICA tout premiers appareils, mais tellement sentimental!Souvent le noir et blanc domine. Mais tellement beau, les photos en couleur lui semble bien plus fade malgré leurs apparats. Les couleurs parasitent l'émotion, le noir et blanc les sublime. Un regard change du tout au tout, on remarque plus facilement les détails, on est pas agressé par une foule de chose coloré, mais chaque chose est à sa place. La lumière est d'autant plus visible et forte, elle joue sur les contours, les ombres s'étirent ou bien disparaissent.... la lumière se joue de l'objectif, laissant parfois une ombre planer sur un visage, un coin sombre... un endroit où l'imaginaire trouve sa place pour y affubler un je ne sais quoi de personnel.



Enfin pour en revenir à la discussion avec ces passionnés, moi je me suis toujours émerveillée de l'oeil que pouvait avoir un photographe. Admirative de ce qu'ils arrivent à saisir alors que nous nous passons totalement a coté. "L'argentiste" prend le temps de visualiser la scène dans son ensemble mais aussi son détail, il sait trouver le ptit truc qui changera tout, qui fera de la photo quelque chose d'unique, un moment fugace pourtant attraper sur le vif. Et à force d'entendre ça, un jour lors de n'importe quel évènement vous vous prenez au jeu et cherchait à voir comme aurait vu un photographe, c'est tout un art et un exercice assez sympa. On se rend compte de mille et une choses qui jusque là ne nous frappaient pas. On se laisse porter par nos sentiments, à imaginer et anticiper aussi car une photo s'anticipe, se vie, se ressent.....Et puis en argentique, il y a ce doute : mais que va être la photo? une fois dans la boite, le doute plane, jusqu'au moment clé du développement. Un vrai puriste développera lui même ces clichés. Souvent dans une pièce de son appart, comme la salle de bain. Et là c'est l'émerveillement, les sels d'argents sont là, les réactions se passent, la photo apparaît. Parfois même il arrive de développer dans pellicules oubliées dans un coin et là la surprise est encore plus grande. Tantôt déçu des résultats, tantôt ébloui par le cliché. Mais au fond c'est une part du photographe qu'il y a dans chacun de ces clichés. Peu sont ratés, peut être pas satisfaisant aux regards de certains mais toujours vivant.

Chapeau a tout ceux là. Passion passionnante, admiration... et j'en passe.





Le monde serait différent si l'on voyait comme un photographe, arrêtons de passer à coter des choses sans les voir.


Instant de vie



La vie douce amère, se passe. les uns se rappellent a votre mauvais souvenir; les autres ceux dont vous auriez besoin sont cruellement absent. Et là sans rien dire l'amour surgit, non pas dans votre coeur, perdu on ne sait où, mais bien dans celui d'une tierce personne. Une personne que vous appréciez, avec qui vous passez de bon moment et voilà que tout se complique. Ils faut gérer ces sentiments là. Alors que je justement à ce moment de votre vie c'est ce que vous vouliez éviter, et pourtant ça déborde, d'amour d'affection, d'attention, de compréhension, de tendresse, de patience.... tout se bouscule, plus rien n'est clair. Et tout devient compliqué, compliqué car comment savoir où l'on en est. Où suis je? qui suis-je? comment faire confiance en ces sentiments qui vous on tant fait souffrir, comment est ce que ça peut exister. Et pourtant ils sont là, prêt à vous être offert, en bouquet, en parole, en douceur.... toutes ces choses que vous n'êtes pas prêt à recevoir actuellement... tout devient trouble : mais qu'est ce que j'éprouve? comment ne pas se rendre coupable de jouer avec les sentiments d'un autre. Comment surmonter tout ça? autant de questions qui se bousculent sans clarifier la situation. Mais que dire? que faire? tout plaquer et tout fuir? ou bien justement essayer de se réconcilier avec la vie peut être au dépend d'un innocent ? car comment pouvoir promettre quelque chose sans être sur de soi même? Pourquoi est ce si compliqué....



Par rapport à tout ça, j'ai pris une décision. est ce la bonne? je n'en sais rien. Je ne veux pas le perdre, mais je ne peux lui apporter ce qu'il attend. A moi de jouer carte sur table, d'avouer tout ça, un peu en vrac sous le coup de l'émotion. L'issue d'une telle discussion ? je ne suis pas sure de la connaître. Mais dans la vie on fait des choix, bons ou mauvais il faut les assumer. Celui là en fait parti. J'espère juste ne pas le faire souffrir et pouvoir à nouveau y croire. Mais après tout c'est la tendresse qui nous réconcilie avec le monde. Je ne serais jamais à la hauteur de ses sentiments mais je peux grandir à travers.


La vie dépose parfois sur le devant de notre coeur, des choses bien contradictoire. A nous de les saisir de les faire notre, de faire en sorte qu'elles fassent partie ou non de notre histoire. Mais chaque rencontre est unique, le hasard à défaut d'être totalement défini permet souvent de mettre sur notre chemin des gens clés qui nous apporteront ce dont nous manquions. La vie est ainsi, complexe. Alors que faire? question qui restera d'actualité tout le temps.... il faut surtout ne pas avoir peur, avoir le courage de vivre. Parfois on devrait pouvoir commuter notre cerveau en mode OFF pour arrêter de se prendre la tête et vivre tout simplement...



Chacun doit être acteur de sa vie.


dimanche, août 19, 2007

Etre bénévole

Être bénévole dans un tel festival ça représente quoi?
On y vas tout d'abord par curiosité, à la fois tenté par l'aventure et un peu craintif sur le déroulement! Comme ça se passe? beaucoup de questions se pressent sans réponse. Finalement arrive le jour du départ avec pour seules informations notre lieu d'affectation et l'heure de la première réunion! Un peu léger, peut être, mais avec un brin de goût d'aventure qui nous pousse a y aller.
Alors on part, direction ce petit bled du gers qui s'anime uniquement durant cette période de festival. Si possible on arrive un peu avant, pour prendre la température, repérer les alentours. Et puis tout s'enchaîne assez vite, installation au camping, remise du badge, repas en commun. Les langues se délient, on est tous là pour donner une vie à c festival, pour le rendre dynamique et fort, accueillant, vivant, serein, bien organisé, un brin déluré, ouvert à toutes origines et pratiques... une vraie leçon de vie. Tout le monde se échange ses avis, ces expériences.. rencontres parfois d'une heure ou de plusieurs jours.. tout dépend de l'humeur et des protagonistes.
Il les y les musicos bien sur, fan jusqu'au bout des doigts, mais aussi les néophytes ou ceux parties sur un délire entre potes... ça sent bon la bonne humeur.
Les festivaliers vous abordent spontanément pour renseignements ou échange sur votre rôle, toujours en vous félicitant pour ce que vous apportez. Pas vous en tant qu'individu mais vous en tant que bénévole. C'est un statut.
On est fier de pouvoir aider, rendre service, dépanner, renseigner...
et en échange de ces quelques heures de boulot (qu'on ne compte même pas d'ailleurs), la plus belle des récompenses : les concerts. Pas de places assises bien sur, mais là tout prêt, sur les cotés, et l'on prend tout ce que finalement on aurait pas pu s'offrir!
On vit au rythme et en musique! Du matin au soir, totalement décalé dans les horaires, sur une autre planète où les nouvelles du reste du monde sont rares, une vie presque d'autiste! La plus belle des vies 15 jours par an à mon sens.
J'en ai pris plein les yeux, pleins les oreilles. En connaissant les bonnes personnes j'ai pu voir des concert en back stage et back line, là tout prêt de la scène, à quelques mètres des musiciens, là où le son est encore brut, les émotions palpables, les connivences évidentes, la complicité extraordinaire... les yeux grands s'ouvrent et n'en peuvent plus. J'ai découvert le travail des photographe, celui de la cellule météo toujours en alerte dès le moindre orage ou coup de vent, les hommes de l'ombres, ces techniciens... mais sans jamais approcher les artistes. Ce n'est pas mon but. Je préfère les aimer sur scène sans savoir le reste, qui parfois d'ailleurs n'est pas reluisant. Je les aime sous ce halo de lumière, dans cette atmosphère là, après ce ne sont que des humains avec leurs tares, leurs défauts, leurs qualités, leurs humeurs... et ils ont droit tout comme nous à la paix!
En tout cas, je ne regrette rien. J'ai encore du mal à trouver les mots pour relater cette formidable expérience. Bien sur qu'il y a eu des ombres au tableau, mais si peu comparé au bonheur.
Donner est la plus belle des expériences...
PS : pour plus d'infos, rendez vous sur http://benejim.info/ un site malin pour plein d'infos en toute sympathie!

vendredi, août 17, 2007

Marciac 29/07/07

Je vais essayé de vous faire partager mon aventure marciacaise à travers le récit de mon premier festival bénévole.
Comme tout bénévole arrivant, la première visite est celle du bureau des bénévoles où Patricia vous accueille tout sourire. Vous voilà saisi informatiquement!
La deuxième tache est l'installation au camping : 1 grand terrain remblayé! Cette année 5 nouvelles douches et toilettes ont été construites! le luxe! Sur le terrain, à cette heure peu de tentes sont encore installées mais ça ne va pas tarder!
Une fois bien installée le bénévole prend la route à pied (2,5 Km environ) menant à "la ville" MARCIAC. Mais la solidarité veux que toute voiture non pleine s'arrête auprès des marcheurs pour proposer son transport. Tous solidaires, tous dans la même direction!
Arrivée au chapiteau, l'équipe de la régie structure est en pleine effervescence depuis plus d'une semaine pour tout terminer de monter, baliser, sécuriser... Passage au JIM où je suis bénévole mais encore personne. On en profite alors pour rentrer sous le chapiteau encore vide et voir une chose que l'on ne peut voir uniquement que quand le chapiteau est vide : sur les gradins des chaises blanches parmi les grises griffent le mot JAZZ.
Je pars donc voir le centre du village. Là tout n'est pas encore prêt. Les stands se terminent, les terrasses ne sont pas encore installées mais je sais que dès demain cette place sera telle une fourmilière.
Un petit café à l'ombre des arcades, rencontre avec d'autres bénévoles, conversion d'une touriste en bénévole... Tout le monde est spontané, là dans le même but!
Puis on met la main à la patte. Préparation du bar; collage du contenue des frigos pour pas avoir à chercher le jour J; nettoyage... enfin l'heure de la réunion d'accueil des béné. Tous les chefs d'équipes s'alignent le long de la scène. Le directeur du festival nous remercie d'être aussi nombreux et serre la vis avant tout dérapage!
Chacun rejoint alors son camp pour avoir son badge, sésame des sésames! Badge organisation avec votre affectation. Et la fameuse carte de cantine. Vous voilà bénévole.
Le rendez vous est pris le lendemain à 18h pour faire les équipes car trop de monde manque encore à l'appel. En attendant demain, pot de l'amitié et repas en commun.
Les discussions se nouent, s'animent, se lient et se délient...
La première soirée se passe : on se retrouve au camping prêt des gratteux pour un boeuf en plein air, dans un camping aux tentes encore clairsemées. La nuit se déroule.
Chacun à son rythme rejoint alors son nid plus ou moins douillet mais la vie en collectivité fait que les plus bavards se font remarquer. La fatigue fini par l'emporter, la nuit sera courte mais demain une longue journée s'annonce.