dimanche, septembre 09, 2007

Lundi 30 juillet

Il est 21h, les festivités tant attendues vont démarrer. Il plane une douce odeur d'impatience sous le chapiteau. Marciac va s'ouvrir d'un instant à l'autre. Un concert d'ouverture qui est à la hauteur de la programmation de ces 30 ans de festival.





1ère Partie : E.S.T




Arrive sur scène 3 talentueux musiciens formant le trio Esbjörn Svensson. Ils sont déjà venu par le passé fouler là scène de ce festival réputé, mais c'est encore une nouvelle page qu'ils tournent cette année.Il y a des rencontres qui changent une vie, la rencontre de ces trois là en est un exemple. Tout 3 bons musiciens, c'est ensemble que leurs talents se révèlent. Timidement ils ont poussé le jazz à s'enrichir d'autres influences, les notes et les rythmes jaillissent, toujours en recherche de nouvelles idées, nouvelles sonorités, nouvelles sensations, toujours pour s'approprier le style, pour transcender la musique... faire vivre ce qui les réunit. Ils ont mis du temps à se trouver, à poser tout cela, mais là encore il invente un nouveau monde: le leur. Tantôt très épuré, les notes fusent, s'envolent... et l'on s'en délecte.


Tantôt plus saccadées, presqu'assourdissantes elles bousculent notre conception de la musicalité. E.S.T c'est ça, une sorte d'ambivalence étourdissante. Les sons se mélanges, se fondent, mais toujours dans un but. Alors que parfois seules quelques notes déposées suffisent à retenir notre souffle. A mon sens on ne peut pas faire découvrir EST en parole, c'est quelque chose qui se vit. Une univers qui ne laisse pas indifférent, certains grinceront des dents, d'autres tomberont fan. il en faut pour tout les goûts mais à découvrir pour les plus curieux d'entre vous.






2ème partie de soirée : The Rite of Strings (Al Di Meola, Jean Luc Ponty, Stanley Clarke)

Ces trois là ne sont plus à présenter. Et leur interprétations de trois morceaux en solo ne laisse qu'éclater leur talent. Il ne fait pas de doute sur la grandeur de ces musiciens, ils se retrouvent donc pour la troisième fois seulement autour d'un projet. L'aisance avec laquelle ils posent leur jeu surprend agréablement, on se plaît à écouter cette fluidité, à se demander finalement pourquoi ils ne sont pas réunit plus souvent. Parfois dérouté par le discours musical soutenu qui se livre à nous, mais on ne peut pas rester insensible à la complicité qui lie ces hommes là et finalement c'est encore la plus belle des choses. Les regards se croisent, les instruments parlent d'eux même tel le prolongement de leur exécutant. ça se passe finalement de commentaires...








Au final, une soirée, exceptionnelle qui annonce le début d'un festival à la programmation prometteuse. Le public est conquis, toujours friands de nouveautés, d'émotions quelque part.... le jazz c'est avant tout ça, une émotion à l'état pur que chacun taille à sa manière pour en faire un bijou, une création unique.