mercredi, décembre 10, 2008

Un mois sans écrire


Et oui, un mois blanc comme neige. Un mois où les mots n'ont pas trouvé leur place les uns par rapport aux autres.

Un mois riche en émotions en tout genre, en sorties diverses et variées, en rencontre, en bons et parfois plus durs souvenirs....


Mais promis, je me rattraperais!
Les sujets ne manquent pas, mais les mots se bousculent sans ordre et se mélange dans cette euphorie où l'on court encore et toujours après le temps! Alors patience... ils reviendront d'eux même.

A suivre . . .


jeudi, octobre 30, 2008

Ce qu'il reste de toi...

Le plus dur c'est de supplanter la douleur pour ne garder que les bons cotés... (même si les mots me manquent et qu'ils sont maladroits...)

il reste ton rire qui résonnera des années encore, ton enthousiasme et tes fous rires spontanés, ton sourire unique, ta vision optimiste du monde, ton obstination à voir toujours plus loin, à créer des mondes où tout va bien... tu mordais la vie à pleine dent, ta naïveté parfois si désarmante, ta maturité toujours impressionnante..., tes yeux... ton esprits mutins...

Et ces souvenirs que seul toi et moi avions. Tu n'avais rien oublié, si loin est pourtant si proche. J'étais loin de penser avoir eu ce rôle dans ta vie, pour moi tu méritais tellement mieux, et tu as su aux derniers murmures de ta vie me laisser ces mots vibrant, désarmant, encourageant.. mais quelque part je ne suis plus ce que j'étais et toi non plus. Nos vies se sont séparées et ont évoluées avec nos expériences.
Peut être auraient elles été différentes si elles ne s'étaient jamais séparées, peut être pas non plus. On se saura jamais.
Et en même temps si on été resté en contact je pense que tu aurais fait leur fête a un certain nombre de mes ex!

tu as même su lui pardonner... à elle qui t'a contaminé par son irresponsabilité. Elle qui va vivre dorénavant avec ta mort sur la conscience... lourd fardeau.
Tes parents auront besoin de plus de temps pour ça, mais on ne peut pas leur en vouloir pour autant. Ils sont déjà impressionnant dans leur façon de vouloir réconforter tout le monde, ils respectent tes dernières volontés et font en sorte que ça soit toi qui reste et non pas la maladie et la douleur.
Un an de combat que tu as mené de front, sans rien dire au début, et ne délivrant la nouvelle que quand tu as eu suffisamment de recul pour bien la vivre. Tu t'es alors mis à vivre chaque seconde, réaliser tes rêves, donner autant que tu pouvais, sans once d'égoïsme. Tout le monde aura admiré ton courage jusqu'au bout. Tu t'es éteint le cœur léger, ayant fait tout ce que tu voulais, comme si tu avais mis tes affaires en ordre.

Tu as voulu m'épargner, tu savais que je te tiendrais tête si tu me recontacté avant, que j'aurais été là pour toi... tu as voulu partir en ne me laissant que les bons souvenirs de toi, que je ne te vois pas diminué et fragile, comme tu faisais à chaque fois.
Tu te croyais mon ange gardien et bien maintenant peut être que c'est fait... qui sait.

Je ne t'oublierais jamais, comme je ne t'avais pas oublié..
Merci... merci pour tes derniers mots.

lundi, octobre 27, 2008

Erwan

La vie est éphémère...
on ne s'en rend réellement compte que quand elle disparait brusquement...

la vie t'a enlevé son dernier souffle, par une maladie fatale connement chopé... ah la confiance....
27 ans, des utopies pleins la tête, des rêves pleins l'escarcelle, des choses à donner à recevoir... tout ça envolé en fumé....
je n'ai pas assez de mots pour dire combien tu nous manqueras....
Merci pour ces derniers mots, ces mots dont j'avais oublié à quel point tu savais bien les manier... merci d'avoir repris contact avec moi même si.... ce fut pour une bien triste circonstance.

...et pas assez de courage pour vous exhorter à profiter des gens qui comptent et à ne jamais les perdre de vue, sous peine de passer à coté de beaucoup de choses....

jeudi, octobre 23, 2008

Paradoxes

Indicible illusion, irréelle perfection,
grandiloquente imagination,
éternelle aberration...


Invisible sentiment, insensible firmament,
inaudible battement,
volubile parement...


La vie est un paradoxe ambulant...

samedi, octobre 18, 2008

Saint Bertrand de Comminge

Quelques instantanés au grand angle pour un monde.... plus rond?





la suite par ...

"Un temps"



Il y a un an tu m'offrais quelques moments de bonheur, moments volés le temps de week end ensoleillés,week end douceur à partager sans questions.
Week end prévus, imprévus... tu m'as entouré de ta douceur, tu m'as donné beaucoup... mais il me manquait l'essentiel.
L'essentiel qui me manque encore et toujours aujourd'hui, il manque un temps à ma vie, ce temps qui suspend les battements de cœur, ce temps qui fait tout oublier, ce temps qu'on envie qu'on redoute, qu'on attend avec impatience, ce temps qui nous fait vivre.
Ce temps pour qui on est important et qui est le plus important, ce temps qui nous fait tout oublier, tout zapper, qui nous transporte ailleurs dans d'autres horizons, sur d'autres planète où tout est autre.

Aujourd'hui j'attends ce temps sans savoir ni où ni comment, ni quand.... je saisi chaque seconde, chaque occasion en espérant que ce temps là finira par se montrer, il est peut être tout près, ou tout à fait loin, peut être que je suis passée à coté ou qu'il ne s'est pas encore présenté....
c'est l'inconnu, ce qui fait que tout les jours est un jour nouveau, on ne cherche pas mais on l'attend, parfois on l'envie, parfois on le rejette.....
c'est si complexe.
En attendant ce temps j'entraîne mon cœur à vivre chaque moment unique, chaque soupçon de bonheur aussi petit et fugace soit il, pour entretenir ces vibrations là!

Alors même si je déplore la façon dont notre relation a évolué aujourd'hui, je te souhaite de finir par trouver ton essentiel.
Bon vent....



mardi, octobre 14, 2008

BigBand 31

16 musiciens d'exceptions en costumes noir pour une soirée majestueuse.
16 musiciens regroupés à nouveau avec l'ancienne et la nouvelle génération pour inviter et mettre en valeur des musiciens ou chanteurs qui les passionnent.

Les arrangements s'enchainent, tous plus ingénieux les uns que les autres, on se prend au jeu de la bossa nova qui renouvelle la vie en rose de piaf!!!!
Une chanteuse allemande, sans les tics d'une grande diva, vient poser sa voix sur leur accompagnement parfais, se jouant des solistes, des accords, des mots... la complicité née. Philippe Léogé est aux anges, et il tiendra à présenter lui même chacun de ses musiciens qu'il est allé chercher pour cette édition spéciale. Un petit mot sur chaque, parfois même un commentaire plus personnel pour montrer que chacun des membres de ce formidable bigband est à lui tout seul un très bon élément qui sais se faire humble pour mettre en valeur le tout.

2h de bonheur où les notes s'égrainent, les sonorités se mélangent, où vient s'ajouter la trompette de Claude Egéa avec son son si feutré....
et un ptit boeuf final pour libérer le tout.

Une recette bien réussit dans une salle comble, où toute génération y a trouvé sa place.
Cession unique qu'on aimerait pourtant avoir le plaisir de retrouver plus souvent.... mais ça ne se raconte pas.... ça se vit!

lundi, octobre 13, 2008

Les re-

Les re- ne sont ils qu'une répétition du mot qu'il précède? pour repartir il faut déjà être parti mais pour ressentir? est ce unique sentir à nouveau?
Alors que sentir se définit par "ressentir quelque chose", ressentir lui exige "d'éprouver".

Les mots et leur éternelle définition! tantôt un sens, tantôt un autre, c'est un jeu perpétuel que de leur faire dire ce qu'ils veulent dire ou... de temps en temps ce qu'on veut entendre! Parfois sans y réfléchir ils transparaissent plus qu'on ne voudrait et parfois on ne saisit pas la portée justement de leur sens.
Et quand il s'agit de les affubler de préfixe (ou de tout autre particule) ... on n'en complique pas moins la chose!

La langue a ses mystères, ses pièges, ses préférences, ses espièglerie... on la manie, la lie la délie parfois sans y prêter attention et parfois tout au contraire en pesant chaque mot.
Ce qui peux finalement parfois bien prêter à confusion... quand d'un côté on laisse les mots s'échapper alors que de l'autre ils sont décortiqués pour traquer un sens caché qu'on ne cherchait pas à y mettre!

Finalement le silence parait bien moins compliqué.....

mercredi, octobre 01, 2008

Photos réussies ou....... ratée?



Qu'est ce qui fait qu'une photo bascule d'un univers à l'autre? doit on dire qu'une photo est ratée juste parce qu'elle est flou ou trouble, ou parce qu'une ombre s'est immiscée dans le tableau, ou parce qu'elle est en contre jour ???
complexe.
pour moi une photo ratée c'est une photo muette, une photo qui techniquement parfois peut meme etre irréprochable... mais qui n'évoque rien, qui ne sucitte pas une histoire, ni une envie de la voir parler ou de se prendre à imaginer telle ou telle chose.
Les cadrages ratés, les erreurs d'expositions... peuvent disparaitre au profit de l'intensité qui se dégage.

Le problème est donc là, il ne suffit pas de saisir la réalité en un instant il faut en plus saisir l'intensité de cet instant. Et c'est ça qui fait toute la différence.


Et cette différence elle fait aussi partit de la rareté de ces images, elles ne sont pas forcément difficile à prendre, ça peut etre très simple parfois, mais il faut s'ouvrir et etre présent à ce moment là.
Et leur beauté vient aussi finalement de leur rareté qui sublime le reste. Meme de loin elles nous attirent, un simple coup d'oeil et on se prend à réver d'ailleurs, à se raconter des histoires, chacun imaginant sa propre version suivant sa sensibilité.

Mais en général aucune photo pour son auteur n'est muette, ou du moins il l'espère, si ça devient le cas, cela veut peut etre dire que la petite flamme qui brillait dans ce regard d'artiste a perdu un peu de son éclat. Il faut se méfier de vouloir du rendement, de vouloir trop de technicité, l'émotion se suffit parfois a elle meme, et donne meme des fois de biens jolies surprises...

Mais alors.... Images, rêves, réalité... tout se mélange.
qu'est la vérité?
vaste sujet complexe

chacun sa perception, donc y aurait il une vérité pour chacun? possible, la vérité au final est juste une question de référentiel.....

La photo quant à elle est au final un art bien plus profond qu'il n'y peut paraitre. C'est un peu se mettre à nu, montrer SA réalité, celle qu'on voit, qui nous fascine, nous révulse, nous bouleverse, nous chamboule, nous remplie de joies.... cette réalité si complexe qui module notre perception.
Montrer ses photos c'est partager sa part du monde, partager son regard, et ouvrir d'autres opportunités tout en s'en ouvrant.

Il ne faut donc jamais négliger la corde sensible. Le ridicule ne tue pas (sinon on serait déjà au moins tous une fois mort!). Il n'y a pas de mièvrerie a dire que telles ou telles choses nous plaisent parcequ'elles nous évoquent ci ou ça... à un moment donné il faut bien se jeter à l'eau....

mardi, septembre 30, 2008

Un moi(s)....


Et voilà... déjà un mois avec comme prolongement de l'oeil un 350D.

Un mois rempli de sortie, de visions différentes, de défis différents. Un mois où je n'ai cessé de chercher, de tester, d'essayer de me trouver... un mois où j'ai laissé peu a peu tomber les barrières pour figer le monde comme je le vois.
Un mois de photos de tordus, parfois flous, parfois sur ex ou sous ex, un mois de bataille pour maitriser le minimum d'un logiciel de retouche.
Un mois chargé d'émotions, que ce soit au moment des prises, ou au moment de la révélation sur l'écran.
Un mois parfois de déception... où on se dit qu'on aurait pu mieux faire, où finalement on s'est laissé engluer dans l'émotions en laissant sur le bord la technique.... et donc du coup la photo est ratée!

Un mois à vibrer, de couleurs en sensations, de contrastes en ombres, un mois à persévérer pour toujours se dépasser, sans pour autant parfois y arriver.
Un mois parfois emplins de doutes quand on arrive pas à fixer comme on le voudrait, mais un mois riches finalement.

Si riches que j'avais laissé couler le temps de l'écriture. Dur de tout mélanger parfois, tout s'imbrique, tout se dilue les uns dans les autres, s'auto complétant ou divergeant.

Un mois au final pour dire je continue! et pour avoir envie de m'offrir un ptit bijou numérique.
Et un mois pour dire "Je ne serais jamais une pro de la technique (ni une pro tout court d'ailleurs), mais je continuerais à me laisser porter par mes sensations, parceque mes photos me parlent la plupart du temps"
c'est ça le plus important non?

Chaque sets de photos, chaque reportage a une histoire, un fil conducteur, il y a ce qui a été figé, et ce qui restera plus alléatoire dans ma mémoire.
Et oui parfois, j'en oublie l'appareil!

Alors, juste un grand merci, un merci à tout ceux qui m'ont insufflé cette envie qu'ils soient photographes ou artistes ...

Un portrait mais qu'est-ce après tout?


Cette définition cartésienne qui tenterait de nous enfermer dans un dogme de ce qu'est un réel portrait? ou bien une définition plus subtile, toutes en nuances, celles de celui qui saisit cet instant pour qui l'ampleur de la personne est là?

On peut tergiverser des heures sur ce qui se fait et sur ce qui ne se fait pas.... mais au final qu'est ce qui est le plus important?
ce concept me dépasse, faire du portrait pour faire du portrait, un portrait posé est peut etre une prouesse technique, mélangeant les subtilités de l'éclairage, de la prise de vue.... à l'émotion créée pour ce moment là. Mais pour moi un portrait doit rester le vif, cet instant fugace de saisissement de l'etre profond.
Quelqu'un dans son univers, dans son monde, sa bulle, expressif ou évisaf, dont on voit les détails ou non... après tout une silhouette est parfois bien plus expressive...


Mais en ce domaine nul ne détient la vérité absolue. Chacun fait son chemin avec son plaisir à lui, pour moi les questions techniques sont ... effacées par ces magies des instants où il se passe quelque chose. Par ces papillons dans les yeux qui nous on dit "Là appui, il se passe quelque chose".
Plus épatée par le jeu d'un environnement qu'on ne maitrise pas, que par une mise en scène, mais.... question de gout!
Pour moi la photo ne se résume pas à une somme de paramètres techniques, mais plutot a une émotion, elle est là elle se promène et ne demande qu'à etre vue et saisie. Chaucn y met un peu de soi dans le cadrage, dans l'intensité donnée...

Alors oui la technique me fait défaut, mes définitions de portrait ou autres ne sont peut etre pas les plus courantes, mais c'est ma façon à moi de vivre la photo.

Je ne demande à personne d'autre d'aimer ce que je fais, je me contente de collectionner ces miniatures de bonheur qui pour moi évoque bien plus que ça!

mardi, septembre 16, 2008

Festa Europa 06-09-08

Un réveil maussade sous la pluie du matin... la météo avait raison, il pleut bien!
Rassemblement à 14h sur une place du cap trempe, peu de monde sous les parapluies....

15h15 accalmie!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Un ciel bas et nuageux mais enfin on annonce une cessation de pluie jusqu'à environ 18h, heure du prochain bulletin météo!

Chacun son appareil planqué sous son aile pour éviter les dernières gouttes.. on se répartit sur les différents circuits. Pour moi ce sera le circuit de la science! Pourquoi? Peut etre parcequ'ici les forces de la gavité, de l'équilibre.. se mélangent à la créativité et l'émotion pour prouver que science et sens artistique sont parfois plus proche l'un de l'autre qu'on ne le croit!
Le public s'amasse timidement. Premier numéro annulé pour éviter un accident! et oui le bois mouillé ça glisse! Je ne verrais donc pas IETO.

Maren Strack

Là sur le sol en terre battue sous les arbres, une forme mi humaine mi pneu (!) gît. Tout commence par une sorte de crissement lancinent, les pneus se frottent, se grattent, s'entrechoquent pour dessiner l'ambiance.
Performance sonore et visuelle, l'harmonie des éléments pourtant si dissemblables se crée. Les pneus ne font plus qu'un dans le prolongement de ses membres, son regard bleu azur transperce tant de noirceur... La blancheur de sa peau contraste avec la noirceur des matériaux utilisés.
Jeu d'équilibre, de déplacement, de bruit, tout est infiniment suspendu. Le public est silencieux et regarde déambuler un peu gauchement parfois, ce drôle de personnage. Elle contraint les mouvements de son corps par ses tenus... le résultat ressemble à une danse sur une étrange musique... parfois... un peu bizarre!

Jörg Muller

L'artiste aux tubes! Tubes suspendus, sonores... Numéro tout en délicatesse.
Un cercle pour tout périmètre, tout va se jouer là. Il tourne autour de ses tubes encore immobiles, qui semblent le narguer, il les admire autant qu'il semble les craindre, il les défie autant qu'il se met au défis.
La préparation est minime, en dehors des tubes il se munie juste de 2 prolongement pour ses index qui lui serviront à faire résonner toute la splendeur harmonique de ses tubes. Commence alors la "course poursuite", lentement, avec délicatesse il commence à leur donner du mouvement. Avec fluidité et grâce ses tubes s'envolent dans les airs dans un mouvement parfait qui semble dessiné. Lui, virevolte au milieu, tantôt prisonnier de sa cage d e tubes, tantôt leur courant après!
Sorte de jongleur visuel et sonore, il se met à créer des mélodies simples et rythmée. Ses yeux se fixent, ne voyant plus que ses tubes, les guettant, anticipant leur moindre mouvements dans une précision infinitésimale. Un spectacle tout en grâce, tout en vibrations, autant sonore que silencieuse. Petits et grands repartiront .... non pas la tête dans les nuages, mais bien... la tête emplie de tubes!

Johan Lorbeer

Le chemin s'achève par cet étrange bonhomme qu'on voit de loin.
Il semble léviter, dans une position somme toute confortable, seul un bras est appuyé au mur; le voilà pourtant nous surplombant d'au moins 2m!!!
Prouesse technique lui permettant de rester ainsi des heures, sans sembler peiner, il souris dans son costume aux passants qui se demandent encore comment il tiens!
Surprenant!


Après le chemin de la science, voici le chemin du patrimoine! Cette fois ci c'est une histoire de pierre, de lieu, de mémoire. Déambulation dans les rues de Toulouse et ces lieux clés, mêlant art, traditions et matière.


Lézards bleus

Les lézards bleus... drole de nom. Mais on comprend très vite pourquoi lézards!
Un duo comique pour une parfaite harmonie urbaine. "Murmure" murmure vraiment à l'oreille des murs (s'ils en ont une!). Ne posant jamais le pied par terre, il se déplace de mur en mur, de fenêtre en fenêtre, sans prononcer un mot, guidé par les sons urbains de son acolyte pour qui tout objet, toute forme est susceptible d'émettre un son attirant! Muni de baguette il frappe de portes en porches, de barrières en grilles, guidant les déplacements "intramuros" de Murmure. Humour et poésie sont au rendez vous, jalonnant le parcours de notes fraiches!
Il fait corps avec chaque pierre, chaque jointure, il est dans son élément.
Un numéro la tête en l'air, sur les magnifiques briques rouges de notre ville. On ne s'en lasse pas! Les Urbanologues associés comme ils aiment se définir vous font voir les trottoirs et les murs sous un nouveau jour....

Contre-bande de Bodega

La suite du trajet se fait en musique guidée par ces grandes cornemuses du Languedoc. 15 cornemuses d'ici ou d'ailleurs, que l'on suit au fil des rues sans perdre une note...

Robbie Harris

Les cornemuses de la montagne noire laissent alors place à un duo musical d'un autre genre.... Robbie Harris va nous envouter avec sa bodhran, cette percussion de musique irlandaise. Nous allons ainsi traverser la manche et vibrer aux sons irlandais de la flûte qui l'accompagne. Mélodies vivantes et actuelles, petites notes futiles et subtiles, petits coups sec de percussion ou plus feutré au son des balais.... une jolie parenthèse d'outre manche.

Anton Lachly et Milan Herich

Un autre duo suivra, pour un autre style. Tout deux slovaques c'est les danses de leurs pays qu'ils vont nous transmettre. Mélange d'accobatie, de tours de forces ou de subtilités du corps... tout en mouvements tantôt très rapide, tantôt lents.. l'un donnant la parole à l'autre ou inversement pour finir par une sorte de duo où tout de même chacun évolue dans son espace.
Pureté des lignes, des mouvements, dynamique des corps, fluidités des gestes....
Le temps et l'apesanteur leur font défaut....

Cia Cetra

Ce chemin se termine par un duo espagnol sous un porche.
Espace limité, ils enchainent tour à tour les poses comme si leur temps était délimité par un clic. Tour a tour nostalgique, passioné, intérrogatif, offensé.... ils peignent et dépeignent les émotions tour à tour. Jolie duo assez vif, se jouant des contre jours, et du temps....


Vient alors le temps du "Barathon", sorte de marathon des bars où quelques groupes vont enchainer une tournée endiablés, allant de bar en bar, de verres en verres, d'ambiances en ambiances.....
Dur de faire un choix et il n'ai pas possible de tout voir....
Pour moi ce fut donc le Petit London, un ptit bar tout en longueur du coté de la halle au grain. L'ambiance est donnée, déjà du monde dehors sur le trottoir!
En guise de scène un petit espace où s'entasse tant bien que mal les musiciens! à mon grand dam une fenetre sur le coté de la "scène" donne sur la rue adjacente... un vrai casse tete pour les photos!!!!!

Vrack, c'est avant tout un groupe d'ami! rencontre amicale et musicale où chacun à sa place! Une musique festive, une ambiance survoltée où ils nous proposent des musiques métissées : une pointe de musique de l'est se mélange aux sons irlandais voir jazz de certains passages.
Ici tout est question d'ouverture, pas de frontières de genres, de styles... juste un pur bonheur et une grande ouverture d'esprit!!!!


Vite vite il est 20h....
Retour sur la place du capitole pour une autre parade.... Celle des Diables de Mirce.....
Catalan par définition, ces petits diables en tout genre viennent titiller le public venu nombreux avec leur dragons et leur pétards à grand renfort d'explosions et de flammèches en tout genre! ça crépite, ça file, ça fuse, ça saute, ça s'illumine, ça pétérade, ça fait peur au plus petit, ça se bouscule, ça surprend..... bref c'est partout à la fois, le public les suit, les devances, les attends.... une vrai parade folle ou personne ne sait à l'avance ce qui va se passer!
toulouse s'envahie de fumée, une odeur de poudre s'insinue dans la moindre de ses rues, pour le plaisir des grands.... comme des petits!
La course de feu s'achève sur les berges de la Garonne pour laisser place à la suite.

Une suite qui se fait désirer.... et oui la météo.... encore et toujours elle fait des siennes.... et comme chacun le sait, le moindre show pyrotechnique est un casse tete quand les nuages se jouent de la partie.....
Mais la météo fini par donner son accord, et le chant des sirènes se met alors à retentir à l'invitation de la bombarde.


Le silence ce fait. Tout le monde attend, suit des yeux ces droles de bateaux sirènes aux sons peu communs.... peut on parler de musique pour autant?? difficile à dire....
Au final le son est occulté par le visuel, le grand show attendu arrive, ça crépite de partout, les couleurs se mélangent, illuminant le ciel de leur mille et un feux....
tout se passe de commentaires.... il faut le voir, le vivre, etre là allongé sur les berges pour s'en mettre pleins les yeux et ... rêver d'un monde parsemé d'étoiles.....


Le spectateur aurait à peine le temps de redescendre les yeux du ciel que Cali le trublion du sud, fait son apparition en bateau pour son concert.
Intenable, sautant partout, voulant faire corps avec son public, il passera son temps à s'en rapprocher.... à donner un maximum de spectacle pour .... tout ceux qui ne le voient pas sur scène!!!!!!
Un concert de folie qui aura ravi beaucoup de toulousains. Du Cali, comme on l'attendait.

La nuit retombera doucement par la suite, après toutes ces images en tête.... il faudra pourtant redescendre sur terre.
Festa Europa nous fait rêver....

Pour joindre l'image aux mots.... voyons par !



vendredi, septembre 05, 2008

Festa Europa


Un petit rectangle plastifié... 5 lettres en capitale sous un logo ...
M.... E.... D.... I.... A...
5 lettres pour laisser passer, 5 lettres pour sous entendre photo ...

Et la voilà, pendu à son cordeau à l'effigie de la manifestation. Ceci n'est pas un rêve, c'est bien ma première accréditation photos et ce pour une manifestation énorme.... Festa Europa pour toulouse 2013!
Les concerts vont s'enchainer, les troupes de rues de confondre et rivaliser d'adresse pour charmer le public, la foule va venir en masse, apprécier, s'émerveiller....

...et il faudra.... fixer tout ça!
Baptême du feu... travail en solo pour que tout puisse etre pris en photos!!! Et ce dans le but de les remettre aux organisateurs! Rien que ça...

Demain grande journée donc... vais je réussir à figer ma vision de ces arts magiques qui nous font oublier le temps et la vie?, elle reste comme suspendue et nous seront suspendus à leur arts.... parades multicolores, show pyrotechnique... sans oublier les musiciens bien sur... tous là....
Poussière d'Image aussi, acteur de l'ombre pour tout voir, tout mettre en image... en toute discrétion pour le plaisir de tous...

Alors à demain pour des images.... plein la tête... plein les yeux.... tout pleins d'émotions....
J'en vibre déjà.....

mardi, septembre 02, 2008

Ecrire

Pour écrire... il faut vivre... !
Il faut s'ouvrir à la vie et laisser les émotions vous envahir. Ces émotions vous submergent, vous stimulent, vous titillent, vous semblent parfois démesurées, vous construisent aussi quelques fois, vous fragilisent ou au contraire vous grandissent. Elles s'insinuent en vous par le moindre pore, insidieuses, en silence, délicatement ou au contraire presque violemment, en force. Il ne faut pas trop se protéger sous peine de finalement.... devenir "asensible"... Ces gens froids incapables de ressentir quoique ce soit, blindés de l'intérieur envers et contre eux meme...

C'est tout ce ptit mélange en vous, qui bouillonne, qui mature, qui se crée, se liant et se déliant... Tout ça fini par faire une colonne de mot, cohérente ou non... les mots s'alignent, nous charmant de leur sonorité, ils nagent profondément jusqu'à venir effleurer notre conscience et quémander leur naissance. L'envie peut vous prendre n'importe où, n'importe quand... à condition d'etre à l'écoute.
Alors le processus opère sans vous demander votre avis: la plume glisse sur le papier ou les doigts s'agitent sur le clavier, pour au final un même but : partager.
Mais pour partager il faut encore vivre....

Alors... "Vivez", "Vivons"....

jeudi, août 28, 2008

Oh Toulouse

Je ne me lasserais jamais d'écrire combien cette ville est belle...

En cette fin du moi d'aout quoi de plus normal que de se laisser absorber par le désir photographique ardent d'immortaliser une partie de ce patrimoine en fin de journée et lors d'une douce soirée estivale...

La brique rouge des berges libère une chaleur rayonnante, douce, agréable, diffuse qui vous englobe. Le soleil joue de ses reflets sur la Garonne, les nuages se mettent alors à peindre le ciel, se jouant de formes imaginaires où l'imaginaire aime se perdre.
Yeux aux aguets, la ballade débute, les premières sensations de fixer un instant apparaissent, contradictoires avec celles de ne pas maitriser l'appareil utilisé... première séance réflex... premières interrogations.... comment rendre la vision? sur quoi jouer? tant de paramètres à prendre en compte, tout en ne laissant pas.... le temps s'écouler trop vite!
A cette heure ci la lumière change rapidement, elle s'amuse à irradier, disparaitre, auréoler, toucher.... et on se prend à la regarder, la suivre, se délecter de ses fantaisies....
sans pouvoir tout prendre, tout immortaliser.

Lorsque le soleil a fini de jouer, ce sont les lumières artificielles qui prennent le relais. Elles chauffent discrètement pour finir par mettre en valeur les plus beaux bâtiments. Un simple faisceaux, quelques touches de couleurs, un changement de tonalité et les lieux s'expriment prenant des aspects différents, riches en sensations. Le défis approche... calculer que la lumière restera rouge ou violette ou autre durant le temps d'exposition. Se jouer des reflets parfait ou imparfait sur les mouvements de l'eau. Aligner les perspectives ou les détourner.
L'oeil devient fou... trop de chose à prendre, et pas assez de maitrise pour le rendre...

L'inspiration des berges épuisée pour cette soirée, vient alors le tour de la ville. Les noctembules sont encore de sortie, quelques voitures passent, quelques imbibés profitent de la chaleur de ce soir d'été. Les façades se parent de milles feux, au détour des grands arbres on perçoit des bribes de batiments... ouvrir l'oeil toujours et le bon...

Détour par le capitole, inéclairé pour cause de tournage cinématographique... Rien de phénoménal en vue tout se passe encore à l'intérieur...
Avide encore et toujours d'images... les derniers férues se dirigent vers Saint-Sernin.... jeux de lumière pour eux seul... curiosité des rares passant devant tout ces pieds d'appareil sur les trottoirs!

C'est la nuque un peu raide que la soirée s'achève pour moi, gorgée d'images plus que l'appareil finalement.... avec le défis, le désir... de maitriser encore plus la prochaine fois pour réussir à fixer.... le monde tel que je le vois...

les voici..
http://www.flickr.com/photos/jazzange/sets/72157607047928096/

mercredi, août 20, 2008

Chronique d'un festival qui se vit ...




Marciac: ses arcades, ses odeurs, ses sonorités... tout un monde.



Le charme de ce petit village n'est plus à faire, son festival a pris une telle ampleur et renommée qu'on vient de loin pour le vivre. Mais le vivre de l'intérieur est encore plus fort. Se gorger de ses odeurs, de ses saveurs du terroir, se saouler de musique comme tout festivalier ne serait rien sans y participer.

Comme chaque année le bénévole est là, en nombre (750!), tout en sourire pour faire de ce festival une réussite, pour répondre à toutes vos questions, pour faire de son mieux pour vous rendre la visite le plus agréable possible, vivant sur un rythme décalé, saccadé...
Et bien plus qu'une aventure musicale, c'est l'aventure humaine qui en résulte qui vaut le coup. Les regards vagues de l'émergence brumeuse du matin de vos voisins de tentes, les fous rires de "plantage" de sardines dans son sol rocailleux, les conversations futiles dans l'attente de la douche tant espérée, les ptits mots de Thérèse le matin à notre réveil pour le ptit déj, les dégaines de certains avant d'être réveillé, les radars qui permettent d'éviter (parfois) les fils de tentes véritables pièges pour bénévoles! ....

Le festival a démarrer alors doucement, mais sûrement. La température est montée progressivement, les bénévoles ont pris leurs quartiers, leur sésame... et les festivaliers viennent doucement peupler eux aussi les terrasses, la ville. Au fur et à mesure des affiches la population fluctue, évolue, se concentre, se dilue... en éternel mouvement.

On commence à se saluer au fil des jours, à se connaître sans forcément se connaître. Le badge crée des liens, sésame des sésames qui vous ouvres les portes des secrets inavoués de ce festival à qui sait en faire bon usage!

La curiosité prend le dessus, dévoilant les arcanes....


Un ptit détour en coulisse, sans le faire exprès au moment où Herbie Hancock arrive sans fanfare, sans chici,juste un grand sourire et un merci.

Un arrêt chez les grenouilles pour voir les nuages colorés, se former, évoluer, éclater ou se dissoudre sur leur écran.
Un mot aux techniciens lumière et vous voilà embarqués dans leurs afters... un couloir comme un autre de jour qui se transforme en bar sonore clandestin intimiste aux petites heures du matin.

Tout est une histoire de relation ici. Celles du public aux musiciens, des bénévoles à leur boulot, de la vedette à ses accompagnateur... On s'ennuie pas pour un peu qu'on soit curieux...


Il y a tant de gens à connaître, découvrir, appréhender, tant à partager, d'anecdotes à raconter ou écouter. Richesse extrême. Sans oublier la musique évidemment. Elle s'insinue dans vos veines, court sur votre peau, parfois vous faisant frissonner. Pour tous les styles, pour tous les goûts, tous le bonheur à porté d'oreilles. Un peu d'ombre, une chaise et vous resteriez des heures...
après on accroche ou pas, transcendant ou pas, ils font leur choix même si certaines reprises reprises auraient méritées de ne pas exister....

Malgré les ptits soucis d'installation informatique des premiers temps, le JAC (Jazz au Coeur) paraîtra à l'heure. Il est là, la gazette incontournable que tout le monde attend, que certains collectionnent même. Celle qui se construit aux creux de la nuit, à la fraîche quand beaucoup sont dans un.... autre état! (ce qui ne veut pas dire qu'ils sont totalement sobre pour autant!). Elle arrive tout neuve, avec une équipe renouvelée pour trouver son nouveau souffle. Il lui faudra un peu de temps pour trouver son ton, mais ce sont les premiers ajustements. Il faut oser et pas toujours facile de lâcher les mots lut par tous. On vous attends au tournant, cherchant les choses qu'on a pas vu où qui en quelques mots vous feront revivre les journées/soirées de la veille.... mais tout est si subjectif!
Tout dépend des journalistes en herbe, de leur sensibilité, subjectivité à tel ou tel artiste. Tout en étant positif bien sur, JAC n'est pas là pour descendre même si on regrette un peu parfois son ton caustique d'antan!


Il y a des jours où les notes arrivent à dissiper les nuages, le bleu azur limpide se fait alors roi et la température monte au grès de la programmation. Les nuits dévoilent leur route céleste où chaque constellation prend sa place... on attend alors avec impatience l nuit des étoiles pour avoir... la tête ailleurs... et découvrir les mystères de ses voûtes nous figurant le passe.
Heureusement, une brise légère souffle sur ces quelques mots pour donner un air de fraîcheur. La sieste approche... il est temps de fermer les yeux sur des notes de velours suaves pour une sieste bercées de bulles de douceurs, de chaleur... tout un univers où on aimerait rester (celui de Pascal Neveu).
Au coin d'une table, sous le chapiteau off les artistes se mélangent, les photographes recherchent l'expression, la vie, la complicité, la beauté... les dessinateurs s'essaient aux croquis sur le vif charmés par les courbes d'une contrebasse, le relief d'une trompette... les JAC ne sont jamais loin, plume à la main, les rêveurs sont dans leur monde, les puristes décortiques... tous artistes à leur manière, tous sens en éveil pour ne rien louper, si les émotions étaient visibles on verrait toutes ces lignes multicolores vibrantes, changeantes, s'entremêler au dessus des scènes et lieux, dressant un cocon émotifs.

A chacun son mode d'expression, ses envies, ses émotions ... mais un seul mot : PASSION

Marciac est un peu alors ce qu'on veut être pendant 16 jours, ici on laisse ses soucis, sa vie à l'entrée. On vient ici seul ou entre amis pour une expérience unique, une musicalité toujours présente. Les journées, soirées, sont faites de rencontres, tout apriori et barrières oubliés. Le sourire et la bonne humeur sont le credo. Au fil du hasard des rencontres, on en apparent sur tel ou tel secteur du festival, sur ces hommes et ces femmes de l'ombre qui veillent tous un chacun au bien être des festivaliers.
Parmi tout ceux là le car météo a cette année bien fonctionné. Responsables de la sécurité de tous sous le chapiteau en cas d'alerte. Et ce mardi soir... l'orage c'est formé, après une chaude journée où le bleu du ciel vous a englobé dans sa perfection, les nuages sont montés, le ciel pur est devenu noir... Noir oppressant, inquiétant, menaçant... L'ambiance électrique n'échappe à personne. faisant claquer chaque centimètre de la toile du chapiteau. Il s'engouffrait partout, plaquait tout ce qu'il pouvait sur au sol, la pluie s'en est
Le ciel s'est alors embrasé de mille et un spectre lumineux, l'orage était là. Le vent s'est levé mêlée et a inondé ceux encore dehors. LE tonnerre s'est déchaîné couvrant même le bruit du concert.... Les festivalier inquiets regardaient tanguer les filins, les toiles, les écrans.... et les hommes à la poursuite perchés sur leur siège baquet... La structure est faite pour bouger mais ça fait un drôle d'effet. Le vent s'est déchaîné, l'évacuation a donc été prononcée...


Mais au delà de tout ces tracas publics, le bénévole vit autre chose. Il fait en sorte de tout rendre agréable aux festivaliers, fermant les ouvertures, donnant des sacs poubelles pour se protéger, servant des boissons chaudes, rassurant...

Alors que bien souvent lui même se pose des questions sur... son hébergement... le champ du camping est il inondé? sa tente est elle encore là? ses affaires sont elles trempées?


Ce n'est qu'à la fin du concert, que le retour au camping se fait. A peine arrivé sur place on voit les premiers sinistrés avec quelques affaires partis dormir dans leur voiture. Bernard est la pour veiller, la grande tente du ptit dej restera ouverte cette nuit pour les moins chanceux, quelques lits de camps livrés par la croix rouge...

L'entraide s'organise, chacun regardant la tente de ses voisins, mettant au sec ce qui peut encore l'être, proposant une place de dépannage, ou une aide du lendemain pour la réinstallation.
A 9h premiers coup de marteau, premier séchage des affaires. Et le plus beau c'est qu'on annonce que ça recommencera sans doute le soir....

Au final la soirée suivante aura été annulée par mesure de précaution alors qu'a peine 20min de pluie s'est abattue sur marciac et rien comparé à la veille.
La météo cette année a décidé de jouer des tours. Il faudra faire avec, s'abriter dès que possible, customiser des sacs poubelles pour faire en sorte de rentrer un maximum au sec au camping!!! Ah oui cette année c'était bien l'aventure, avec plus d'eau en dehors des douches que dedans, avec ses averses qui ne préviennent pas et qui imbibent tout, ces matins où le soleil brille juste pour vous réveiller!

Mais au delà de tout ça se fut encore un marciac rempli de belles rencontres. Bien sur il y a ceux qui ne sont pas revenus, ceux qui pensent que celui ci étaient leur marciac de trop, mais pour moi c'est toujours autant une belle aventure. Ouvrant des porte de rencontres de gens qu'on aurait pas forcément croisés.
Il y a les rencontres d'une heures, celles d quelques instants, celles au contraire qui se répéteront
au fil des jours.... il y a les échanges sur une situation, les moments partagés, les avis contradictoires ou partagés.... c'est tellement riche.

Une vraie leçon d'humanité pour qui sait la recevoir. Bien sur qu'il y a des point noirs, bien que que je pourrait parler du logement qui laisse à désirer, de la cantine...etc Mais au delà de tout ça, j'aime l'ambiance de Marciac, cette coupure du monde où seul la musique et le partage existe pour moi. Le reste je le laisse de coté. Je suis là pour en profiter et non pour me prendre la tête.

Et quand vient le moment de te quitter Marciac, la nostalgie est déjà là... dur de redescendre de ton monde acidulé où les journaux sont oubliés ou seul compte l'instant présent.
mais la réalité vous rattrape vite, il faut faire avec et protéger ces moments de bonheurs...

lundi, août 18, 2008

A toi petit etre qui ne verra jamais le jour

Pour toi ces quelques mots...
toi qui était à peine formé, toi dont on a vu le coeur palpiter si vite, toi qui a dessiné le plus beaux des sourires sur le visage de tes futurs parents, fruit d'amour..
Toi qui aussi vite apparu est disparut... sans plus de bruit qu'une bulle qui éclate ton coeur a cessé de battre, pourquoi? là est la question sans réponse qui est la plus dure à surmonter.
La vie accorde son souffle au grès de ces aléas, pourquoi tu n'y a pas eu droit? Encore une des injustices de la vie...
Bon vent...

vendredi, juillet 25, 2008

Humain.... mais pas héros

La plupart des gens ne cherchent pas à changer le monde, ils sont au contraire pleins d'espoirs futiles, d'idées farfelues, de rêves inavouées, de passions déchaînées, de désespoir grave, d'optimisme naïf....

On passe la plupart du temps à les croiser sans les voir, sans se douter de la charge d'émotions qu'ils véhiculent, pourtant elle est là, elle vibre en eux et ne demande qu'une chose : être partagée.
Ces gens là n'ont rien à prouver, ni à eux même, ni à personnes, ils ne sont pas là pour tout révolutionner, ou tout réformer dans une utopie délirante... ce sont simplement des humains, mélanges complexes d'émotions variables, de sensibilités aléatoires.

Il suffit parfois juste de lever le nez pour tomber sur ces personnes au quotidien ordinaire mais si enrichissantes. Alors regardez un peu autour de vous....

Des mots... pour dire un mot.



A comme arôme, cette odeur qui s'insinue au plus profond de notre être, qu'on respire et dont on se rappelle sans sa présence, qui suffit à nous rassurer, à nous envahir de bonheur quand on dénote sa présence...
M comme messages... ces petits mots mis bout à bout, pourtant si anodins qui prennent alors une profondeur immense, on en voit jamais le fond, se délectant de leur moindre traces...
O comme "Over Night" ... parce que la nuit est propices à tous les délices... elle s'étire jusqu'au matin, vous entoure de sa noirceur protectrice, coulant un écrin où il fait bon se blottir...
U comme unique, à chaque fois différent, chaque histoire est unique, nous fait vibrer différemment, et parce qu'on vit de tout son être pour cet être là... unique...
R comme ravageur, car aimer c'est aussi perdre un peu la tête, changer, évoluer... qui ne laisse finalement jamais indemne


R comme rage... c'est quand ce mot apparaît qu'on prend conscience de l'étroite limite entre l'amour et la haine...
U comme ultime...
P comme peurs, une rupture c'est souvent la résurgence des peurs... peur d'être seul, de ne pas avoir été à la hauteur, peur d'avoir déçu, de ne pas y arriver...
T comme traces, marqués comme au fer rouge les blessures sont parfois indélébiles ou ... beaucoup plus infimes
U comme usuel, finalement c'est courant, dans tout les domaines la rupture jalonne la vie
R comme rivières, rivières de sentiments de mots, de souvenirs, qui charrie tout sur son passage quand qu'on puisse s'accrocher à la rive
E comme espoir, car il subsiste toujours d'un côté ou de l'autre un soupçon de vie du passé...

Les mots ne sont finalement qu'un amalgame de lettres qu'on fini toujours par définir par d'autres mots...
leur sens varie et fluctue en fonction des situations, chacun ayant sa propre perception et définition de ce que l'un ou l'autre veut dire... c'est peut etre pour ça qu'il est parfois dur de comprendre et d'être compris, double paradoxe du langage.... tout comme un mot n'est rien sans son contraire.

Le langage a ses limites... nous aussi!

jeudi, juillet 24, 2008

Flux indicible....


Une idée, une émotion, une sensation, une envie, une pensée, un effleurement, un épanchement .... surgit d'on ne sait où née là, parmi tant d'autres. Il faut savoir s'accorder le temps à ce tout petit rien de mûrir, de se développer à la limite de notre subconscient pour qu'il prenne ensuite son envol...

Aucune limite a se mûrissement, aucune façon de savoir quand cette notion qui nous a tout à coup titillée sera prête à être lancée, il doit se faire à son rythme, provenant du plus profond de notre être. Déjouant les rouages de notre conscience pour remonter à la surface..

Chaque impression, chaque embryon d'émotion doit prendre sa pleine dimension, là tapis dans la chaleur douillette et rassurante de nos pensées dormantes, sans justement que la conscience les aspirent de façon trop hâtive.

Il faut savoir attendre avec humilité, c'est instinct T magique où d'inconscient tout deviendra.... lumière...

lundi, juillet 21, 2008

Belle étoile...



"Passer une nuit à la belle étoile" une expression qui prend tout son sens lorsque la voûte étoile vous englobe dans son immensité.

Ce soir là, c'est sur une plate forme d'observation, perchée sur un rocher, au dessus du vide, avec pour horizon à gauche le viaduc de Millau dans toute sa longueur et splendeur, déployant ses cordes tendues, façonnant ainsi ces 7 pyramides, et à droite Millau et ses ramifications que Morphé nous guète.



La nuit a jetée ses bras sur les terres, les lumières rivalisent d'ingéniosité : d'un coté Millau ville lumière, fourmilière où la population sommeille paisiblement; les lampadaires dessinent l'architecture des rues, on reconnaît presque même certaines enseignes publicitaires! de l'autre le viaduc, imposant de simplicité. Peu de lumière, juste quelques spots puissants sur ses pilles mettant en relief l'architecture complexe en chas d'aiguille. Sobre, simple, et ce presque trop en comparaison de l'illumination de sa ville. On distingue les phares des voitures le traversant, éclairant presque plus!




On a alors l'impression d'avoir la ville a ses pieds. On se sent petit, là perché tout la haut, à la merci des éléments. La nuit est calme, le silence domine, la végétation bruisse doucement, les étoiles se dessinent clairement sur cette voûte sombre, la pleine lune nimbant de reflet les reliefs. Quelle majesté, quelle impression de sérénité... le monde prend tout son sens, nous ne sommes que des humains dans l'infini grandeur de l'univers, le passé nous contemple du ciel, les étoiles que nous voyons sont peut être déjà mortes depuis des milliers d'années. Quel drôle de concept que de voir le passé dans le ciel.... pour l'homme qui cherche sans cesse à prédire l'avenir.



La nuit nous réserve alors ces surprises, ces ombres passent, le vent se lève, les nuages naissent, se forment et se retrouvent bientôt en troupeaux. L'air chaud va à la rencontre de l'air froid.... provoquant la naissance de l'orage. Les éclairs fusent alors, zébrures de lumière pourfendant le ciel de leur électricité magnétique....

Fascination suprême, le ciel se déchire, le tonnerre roule. Les alentours prennent une autre couleur éclairés par intermittence par ces traits de lumières vives.



Puis l'orage comme il est venu s'en va, chassé vers d'autre lieux. Mais les nuages sont restés, et nous ont finalement caché les pales rayons naissant du soleil... il faudra attendre quelques heures avant qu'il gagne son combat pour illuminer les terres.

en attendant quelques heures de sommeil volée ne sont pas de refus, là au dessus de rien et de tout, sous le souffle du vent, dans le silence de l'immensité.

Une nuit où les paroles ne sont pas nécessaires et où les silences se suffisent à eux même....



La nature est sauvage, indomptable et belle pour celui ou celle qui sait se mettre à sa portée...

Le monde des Minéraux


Le salon des Minéraux de Millau, une petite salle des fête perdue dans un parc. Sous de grands arbres fleurissent les tables de campings, les amateurs au plus chevronnés sont là penchés sur l'infiniment petit... sur des petites boites, ou bien au contraire sur de gros bloc dont la taille vous impressionne. Mais que regardent-ils avec autant de passion?





Au premier abord, on pourrait passer à côté de toutes ces "pierres" sans y prêter plus d'attention qu'à leur couleur.... mais pour les plus curieux la rencontre avec l'un de ces collectionneurs de lumières révèle bien des secrets. Au delà du simple critère de beauté, c'est la fascination de la formation. Les mélanges de minéraux qu'il a fallut que la nature concocte et façonne au grès du hasard, la température du lieu, l'irradiation d'un autre cristal proche.... il y a tellement de conditions qui concordent pour faire un simple cristal que chaque pièce est en quelque sorte un chef d'oeuvre.


Chacune est unique, par sa forme et sa taille générale, mais à y regarder de plus près ce sont tous ces cristaux, aux formes imparfaites qui fascinent, ils attirent la lumière, la changent, se laissent tantôt traversés tantôt l'absorbent pour la diffracter ou la faire disparaître. Les tons changent, le nom reste. Dans une même famille on arrive à trouver toutes les nuances, tout ces dégradés de couleur si riche.


Les minéraux taillés perde finalement de leur charme une fois parfait.





Au delà de la passion de ces cristaux, c'est l'adrénaline de la découverte qui guète. Partir dans les failles, tailler les bloc sans jamais savoir ce qu'on va y découvrir à l'avance. Se faufiler dans les fissures, grimper des montagnes armé de masse pour séparer les formations de la roche... toute une aventure.


Le passionné est un admiratif de la vie, de ses miracles, de tout ce qu'elle peut faire avec finalement.... peu de choses.... quelques minéraux, une température adéquate.... et la magie née.





L'art de l'imperfection domine.... et là peu commencer le jeu du photographe. Le monde minéral est en soit un défi permanent pour arriver à recréer toutes les sensations qu'il procure.


On aurait envie de les toucher ces cristaux, mais ils sont extrêmement fragiles malgré le nombre d'années qu'il faut pour qu'ils naissent à partir de presque rien.


Ces petits rien se joue des objectifs, attisant la lumière ou la subtilisant tour à tour. On ne sait plus où donner de l'oeil, il y a tellement d'individualité .......... et de tout à la fois.






Les couleurs rivalisent les unes entre les autres. Un doux magnétisme s'en échappe et vous guète, émerveillement de la finesse et de la délicatesse des formes, comme de la pureté des couleurs, ou bien justement de leur superposition...., de la douceur ou de la froideur qu'ils dégagent.......


chacun les voyant différemment avec sa propre sensibilité.







Un monde auquel il faut accorder du temps pour le comprendre et se laisser emporter à l'intérieur....


Laissez vous submerger et voir les minéraux comme moi je les ai vus.... Mes minéraux


vendredi, juillet 11, 2008

Vous avez dit "mot" ?




Les mots coulent comme le sang dans mes veines. Ils vibrent et pulsent au grès des mes battements.

Ils s'échappent pour prendre tout leur sens...



d'où viennent ils? Qu'est ce qui fait qu'on a cette fameuse inspiration... ou qu'au contraire les mots nous fuit?

en cette période, ils affluent, sur des thèmes diverses et variés. Jamais identiques, faisant évoluer le fil de mes pensées. S'arrete-t-on de penser un jour? Toutes nos questions finissent elles par trouver une réponse?

Et dire qu'on utilise notre cerveau qu'à très peu de sa capacité.. qu'est ce que ce serait si on l'utilisait totalement, on passerait nos journée à débrouiller nos songes.



On y trouve les pensées rationnelles, celles censées nous faire avancer. On y trouve les doutes, qui nous retiennent et une fois bien en main nous poussent à agir. On y trouve les réflexions, venues comme ça croiser notre chemin. Les interrogations qu'elles soient futiles ou existentielles elles se côtoient toutes ensemble. Comment s'y retrouver?

A tout ça s'ajoutent nos perceptions sensorielles, notre vécu.. quel mélange!!!



Parfois même ce sont les mots qui font défauts, ils filent entre nos doigts sans qu'on puisse les aligner pour créer une certaine cohérence...




Mystère des mots, des pensées...

jeudi, juillet 10, 2008

Sensibilité





Les journées passent et ne se ressemblent pas. Tantôt a fleur de peau, tantôt insensibilité totale. Qu'est ce qui fait qu'on ressent .. ou pas? est ce seulement le point de vue physiologique, cette balance d'hormones et de facteurs en tout genre, qui change ainsi du tout au tout notre perception des choses?

non pas seulement... ça ne peut pas se résumer à un cocktail chimique.



Il y a ce qui nous fait rêver, ce qui nous fait sourire, c'est toujours plus ou moins lié à notre pouvoir imaginatif, à notre perception du monde qui nous entoure, à notre envie de saisir le bonheur... ou le laisser glisser sur notre carapace.



Carapace, tient drôle de mot d'ailleurs. Censée nous protéger se dit on, mais parfois nous coupant finalement plus du monde qu'autre chose. La supprimer alors? et s'exposer tel quel? c'est prendre un risque, le risque d'être vulnérable.



La sensibilité s'insinue dans les moindres recoins de notre être, ou brille par son absence trop prononcée, on la cache, la plaque au fond de son être pour ne pas se faire atteindre, mais elle ressort tôt ou tard par tel ou tel moyen.

L'artiste la met dans sa création, dans sa vision du monde. Le musicien dans l'intensité ou la délicatesse de ses notes, des tonalités qu'il utilise. Le photographe la met dans son oeil, ouvrant grand ce qui lui a parlé, ce qui l'a attiré, se dévoilant plus qu'il ne croit. L'écrivain la met dans ses mots, dans les émotions qu'il nous transmet. Les humanitaires la mettent dans leur compassion aux autres... etc



Elle est bien là, vectrice de notre monde, on lui accorde tout les bonheurs et parfois on en fait son avocat. Au nom de telle ou telle composante de la sensibilité on a....



Facile, mais est elle encore pure? existe t elle a son état fondamental. N'est on pas d'un système ou il faut l'avoir dans telle ou telle proportion, la saisir à tel ou tel moment, ou bien l'oublier pour telle ou telle tache?

On nous dicte ce qu'on doit ressentir, pas les films commerciaux, les concepts musicaux qu'on nous impose... mais c'est loin d'être la vraie vie.



On a tous notre dose de sensibilité, plus ou moins profonde, plus ou moins perçue. Il serait dommage de l'endiguer et de ne pas la laisser s'épanouir. Sa présence nous humanise (quoique le terme d'humanité en ce moment...)

Alors... laissez la s'exprimer. Trouvez votre moyen propre de la communiquer, partagez là...

Aimez là comme une force et non une faiblesse. Osez être ce que vous êtes et non pas ce que le monde veut faire de vous.

lundi, juillet 07, 2008

Banalité


















La nature nous le prouve tout les jours il n'y a pas de banalité. Chacune des fleurs rivalisent d'ingéniosité pour se faire voir, se parant de mille et un reflet, de pistes d'atterrissage pour insectes pollinisateur.... Alors pourquoi l'Homme se devrait d'être banal?



Notre langue est riche de mots, de sens, de sous entendus, de doubles sens... on peut les mêler à l'infini pour exprimer tout et son contraire. Et pourtant parfois les mots deviennent vides, se répètent inlassablement et passent alors inaperçu. Où s'arrête la normalité et ou commence la banalité?

La banalité c'est finalement quand c'est mots mis ainsi bout à bout sont archi vus et revus, ils perdent alors toute leur saveur...

Il est pourtant simple, de varier et de faire un peu d'originalité... sans pour autant tomber dans l'excentricité.



Pourquoi vouloir affadir leur portée? Comment peut-on en arriver à se contenter d'un "Salut, ça va?" ou d'un "Alors ta journée?" ... N'y aurait il pas mille fois mieux à exprimer? Pourquoi jouer la carte de la facilité avec ses mots plats et neutres? Quand ce sont ceux adressés à la personne qui partage un moment de votre vie, c'est finalement encore ... plus bateaux. Répondre sans cesse au même message, échange de politesse....



Est ce alors un manque d'imagination? une timidité refoulée? une facilité ? juste une flemme? ou encore une habitude?

Avec les mots comme dans la vie il faut savoir expérimenter, parfois les prendre à l'envers, pour créer son monde, un monde qui nous ressemble et non pas celui dans lequel les codes de sociétés veulent nous enfermer...



Alors, aimez les mots, mélangez les, créez en de nouveaux... mais surtout ayez envie de partager pour que ce soit unique et non plus litanique....

dimanche, juillet 06, 2008

Au Jardin des Martels


La magie de la photo, c'est que la perception de ce qui vous entoure vous est propre....

lâchez une vingtaine de photographes dans le même lieux et pourtant.... vous n'aurez aucune photo identique!



Les jardins des Martels c'est un ptit paradis vert, au mille et une fleurs et senteurs, à l'ombre rafraîchissante, aux étangs "nénupharisés", aux chemins détournés cachés dans la verdure, aux statues qui vous surprennent au creux de la végétation.... c'est un endroit où le monde disparaît pour ne plus être que beauté.

Premier réflexe, cette herbe verte, douce qui vous chatouille les pieds ne demande qu'à être foulée pied nus.... là ancré dans le sol, les sensations s'exacerbent. Le monde floral et végétal donnant ses touches de couleurs aux nuances indéchiffrables vous nargue....

L'oeil prend alors le relais, il ne sait pas au début sur quoi se focaliser, que voir? que montrer? là est la question.



On se met alors à fureter, errer sans but sans contrainte, sans ordre précis, attiré par tel ou tel coin, cherchant sa vision des choses, comment saisir et rendre la beauté du lieu? bien sur il y a les fleurs, mais au delà de la fleur dans son ensemble il y a la fragilité de ses pétales, la couleur de ses carpelles, les poils ou épines de sa tige frêles défenses pour la protéger du monde, on trouve aussi les arbres et leur écorce rugueuse qui pourrait nous raconter bien des histoires, le dessous d'un nénuphar abritant les habitants des eaux, les gouttes d'eaux qui se retrouvent prisonnières sur leur feuille verte.... tant à voir, tant à saisir.

L'intellect ne fonctionne plus, l'instinct prend le relais, il s'agit alors de faire correspondre son oeil et son imagination à celle de l'appareil qui va saisir cet instant qui nous parle. La photo parle au photographe comme les notes aux musiciens, elle n'est pas figée mais évolue en fonction des partenaires. Parfois l'un surprend l'autre... ou l'autre surprend l'un!

Mais chacun y met sa patte, révèle ce qui lui parle et lui plaît. Une mise à nue de ce que la beauté représente pour lui/elle.



Après bien sur les contraintes techniques peuvent nuire à la relation des deux, mais c'est le fait d'apprendre à les contourner qui fait le défis. Savoir s'accorder à ses moyens techniques, et les détourner à ses fins....



Voilà pourquoi je ne serais jamais un photographe technique... ce que je saisis doit me susurrer ses secrets, me transporter dans son monde pour m'interpeller, ce n'est pas faire de la photo pour faire la photo, s'est s'ouvrir aux émotions. Je pourrais discourir des heures sur chacune d'elle mais à quoi bon.... à vous de les percevoir et de voir ce qu'elles vous racontent. Bonne visite http://www.flickr.com/photos/jazzange/sets/



Finalement, une très bonne journée où tout le monde a trouvé son compte : les portraitistes ont joués une partie de cache cache pour saisir les visages des protagonistes; les nouveaux propriétaires d'appareil ont pu saisir leur portée sur des sujets quasi immobiles (et oui le vent était de la partie pour jouer de ses caprices!), les débutants (comme moi!) ont trouvé leur place tout naturellement suivant les conseils des uns, des autres, ou expérimentant eux même leurs multiples possibilités. Le soleil et les sourires ont accompagnés les heures qui sont finalement passées bien vite.... A quand la prochaine?

mardi, juillet 01, 2008

La musique .... vue par les photographes!

A quoi ressemble la musique dans leur monde?
Par curiosité, je me suis glissée parmi eux pour leur réunion du lundi soir, autour de ce thème. Il y a ceux qui ont amené quelques photos, et qui souhaitent en entendre parler, il y a ceux qui disent ne pas avoir eu le temps et qui se font discrets, ceux qui n'ont pas osés, ceux qui ont le plus d'expérience et qui les regardent avec un oeil expert, parlant de profondeur de champs, d'ouverture... bien plus que d'émotions. Certains les retouchent tels de fin mathématiciens, jouant avec les chiffres, d'autre plus au feeling, incapable de dire exactement ce qu'ils ont fait...



Mais que voient ils? qu'est ce qui les interpellent?

On trouve différents styles...

La lumière bien sur joue son rôle, l'éclairage scénique quand il existe est figé à l'instant T, il dessine le pourtour des instruments de lueurs aux couleurs douces, ou bien il met en valeur les traits de tel ou tel artiste, parfois même lui volant la vedette.

Les noms d'artistes, les noms des instruments, peu importe finalement. L'image parfaite est recherchée, le cadrage pas toujours évident! et bien sur au final il faudrait presque que la musique soit muette pour satisfaire le photographe, ainsi au moins les pieds de micro qui le gênent tant se feraient oublier ;o)



Après le jeu est celui de l'expression, du regard, de saisir l'insaisissable, l'émotion fugace qui apparaît et disparaît au grès des morceaux, si possible comme si elle était faite pour le photographe. Et oui tous les musiciens devraient le savoir et donc accorder plus d'importance aux photographes qui l'entourent!





Quand l'individu s'efface au profit de son instrument, c'est la magie des doigts qui fascine. Agiles, noués, tendus, charnus, effilés ou encore sensuels, c'est le lien visible entre le musicien et son instrument. L'instrument n'apparaît pas forcément en entier, les mains non plus d'ailleurs... mais le mouvement passe. On voit ce qui se passe, la naissance des sons.





Mais ce qui est paradoxal c'est presque d'en oublier la bouche pour un saxophoniste... et oui bien plus que les doigts, c'est la rencontre des lèvres pour faire vibrer la anche en bambou qui fait bien plus. Ce petit bout de bois, sans rien de particulier, une fois monté, se met à vibrer de tout son être, pour sortir un son de cet enchevêtrement métallique. Il faut le caresser pour un son de velours, le malmener parfois pour un son plus péchu. La vraie relation est là, à l'abri de la bouche, entre le palet et la langue, aux sus des regards indiscrets...



Vient alors le tour de l'instrument en lui même, beau à l'état brut, à lui seul lumineux, esthétique, filiforme ou aux courbes rondes. Il trône là, en bord de scène, a demi éclairé. Mais un musicien vous le dira, l'esthétique ne fait pas le son.... méfiance!



On croise aussi quelques farfelus venant donner une vision autre de la musique, fixant spots, fils électriques, amplis... le tout au ras du sol pour une vision décalée.



Après tout est une histoire de goûts.... les photos défilent ne se ressemblent pas. Chacun y met finalement son grain de folie...

mardi, juin 24, 2008

Nuit d'insmonie...


Le vent souffle et agite les feuilles sous son air chaud, il les anime aux grès de ses envies, les soulevant, les portant, les secouant, le moindre de ces tourbillons les atteint.

Pantomime de la vie finalement. Sans cesse elle nous ballote, transporte, transfigure transforme au grès de ces dessins, l'échelle est juste différente.
La vie sans cesse en mouvements, nous fait passer des extrêmes, se jouant de nous, nous réservant des surprises, parfois nous déconcertant. C'est cette somme de coïncidences si on peut dire qui nous façonne quelque part. On né avec des prédispositions éventuelles mais la vie n'en tient pas forcément compte dans ses méandres.

A t on un libre arbitre? Est on ce qu'on croit être? Mais être c'est quoi finalement?
Les interrogations sont nombreuses, les réponses tout autant. Il n'y a pas de vérité absolue juste des ébauches de ce qui pourrait -ou pas- être.



Regarder en arrière? ça ne sert pas à grand chose.

Regretter? non plus, ça ne sert juste qu'à refaire le monde avec des si.

Avancer alors? oui encore et toujours. Saisir chaque inflexion du vent pour toujours aller plus loin, se relever sans cesse, courage et volonté, acharnement et patience... autant de choses qu'il faut pour ne pas utiliser la facilité.

De nos jours on se plaint pour un rien... ceci cela ne va pas, ça ne correspondant pas à nos attentes... mais le monde ne tournerait il qu'autour de nous? Si nos dessins ne sont pas réussis que dire de ceux des autres? tout ne peut pas être rose sinon on ne saurait pas saisir toutes les nuances des moments de bonheur. sans leur contraire les choses n'ont pas corps, et n'auraient alors pas la même importance.

Mais au fond il est toujours possible de trouver le positif en tournant autour, en envisageant les divers angles comme un photographe sait mettre en valeur les gens.



Quel est l'objet de ce post? Pas sure de le savoir moi même sur ce coup là... Sinon juste envie d'exprimer ces pensés, de les poser telles qu'elles sans prétentions.

Peut être alors prendront elles une autre dimension...

dimanche, juin 22, 2008

Fête de la musique

Le soleil d'une chaude journée embrase les moindres recoins de briques rouges, la ville telle une fourmilière regorge de gens divers et variés.

La place du capitole est encore à cette heure là un point de rendez vous. Se dresse là, la scène de la mairie. Les caméras se mettent en place, les premiers photographes sont aux premières loges dans leur espace aéré au pied de la scène. La foule est chamarée et attend les premières notes pour se faire une idée.

Ce soir c'est un peu un tour du monde musical qui est tenté, la fanfare des balkans et ses costumes bigarrés se réjouit de sa présence sur cette grande scène, pendant que les techniciens s'activent pour les réglages. S'ensuit un duo d'Arnaud Bernard, finalement un peu trop statique sur scène. Le photographe est finalement un peu frustré, il se passe peu de chose.. pas encore de jeux de lumière, pas de vrai jeu de scène, quand à la musique il ne l'entend pas, il baigne dans son univers purement visuel, l'oeil en alerte, à la recherche du fameux instant T. Le brésil rejoint alors le quartier de toulouse, pour essayer d'enflammer la place par une grande ronde. C'est coloré, ça bouge, ça sourit, c'est jolie à voir mais pas facile à figer en image. La fumée volubiles qui devrait permettre de voir les faisceaux lumineux s'échappe au grès des courants du vent sans qu'on puisse la maitriser...

Vient alors le gotta, groupe toulousain parait il... ils sont contents d'etre là mais leur prestation scénique en fait trop... où est l'émotion..?



C'est alors, qu'il faut se mettre en quête d'autre chose, flâner. L'encombrement des rues n'est pas aussi dense qu'on aurait pu le croire, on circule finalement assez aisément.

Quelques endroits semblent plus animés que d'autres, on croise un groupe de catholique regroupant prêtes et jeunes pratiquant sur des textes engagés de foi, à la pointe de la technologie avec leur video projecteur permettant de montrer les paroles. Il émanait de ce groupe une joie communicative, une pensée positive quasi visuelle. Chacun donnant de ce qu'il sait faire : musicien, chanteur ou danseur!
Un peu plus loin les platines détronent les instruments.... pas la peine de s'attarder, rien de spectaculaire à saisir.

La nuit enveloppe les batiments , la chaleur accumulée par la brique semble émaner pour illuminer l'architecture toulousaine.

Au détour du bar Basques, un canon à confettis nous remet dans une ambiance rétro aux sons des guitares des shadow, on a rien d'inventé mais ça fait du bien de la vraie musique!

Les rues s'enchainent, peu de groupes se partagent les trottoirs finalement..



La lune monte, et veille dans son ciel étoilé sur les derniers rêveurs scotchés à leur baffle... dans un état second... proche de la surdité... où les entrailles palpitent au rythme des fréquences basses...

Les nuées humaines, flux et reflux, se croisent, s'entrecroisent, errent sans but, sans contact autre...



Il fut un temps où la fête de la musique était inventive, fugitive, mystérieuse.. on ne savait jamais sur quoi on allait tomber et où on allait dénicher les ptits groupes. Maintenant la ville s'enferme dans une organisation rigide. Tout doit être déclaré : emplacement, horaire... la spontanéité s'efface au profit de la maitrise...
On ne voit plus les rallonges électriques pendant des fenêtres des mécènes d'un soir des ptits artistes du coin. On ne voit plus les musiciens errants avec leur instruments, de boeuf en boeuf pour le plaisir des rencontres et des partages. Tout s'unifie, cette année la mode était... au DJ. Drôle de paradoxe pour la fête de la musique... en viendrait on à dire qu'une platine est un instrument?

Tout change et mute très vite. Même le public. Au final combien sont là réellement pour la musique? Ne reste il de cette pratique que le prétexte d'une soirée de beuverie? une soirée où tout est permis autant l'alcool, que la fumette, que pisser sur les trottoirs ou jeter ses déchets partout?



Au final le son de cette fête de la musique pourrait plutôt se résumer au bruit du verre cassé aux notes enivrées... qu'à une réelle musicalité.