Un réveil maussade sous la pluie du matin... la météo avait raison, il pleut bien!
Rassemblement à 14h sur une place du cap trempe, peu de monde sous les parapluies....
15h15 accalmie!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Un ciel bas et nuageux mais enfin on annonce une cessation de pluie jusqu'à environ 18h, heure du prochain bulletin météo!
Chacun son appareil planqué sous son aile pour éviter les dernières gouttes.. on se répartit sur les différents circuits. Pour moi ce sera le circuit de la science! Pourquoi? Peut etre parcequ'ici les forces de la gavité, de l'équilibre.. se mélangent à la créativité et l'émotion pour prouver que science et sens artistique sont parfois plus proche l'un de l'autre qu'on ne le croit!
Le public s'amasse timidement. Premier numéro annulé pour éviter un accident! et oui le bois mouillé ça glisse! Je ne verrais donc pas IETO.
Là sur le sol en terre battue sous les arbres, une forme mi humaine mi pneu (!) gît. Tout commence par une sorte de crissement lancinent, les pneus se frottent, se grattent, s'entrechoquent pour dessiner l'ambiance.
Performance sonore et visuelle, l'harmonie des éléments pourtant si dissemblables se crée. Les pneus ne font plus qu'un dans le prolongement de ses membres, son regard bleu azur transperce tant de noirceur... La blancheur de sa peau contraste avec la noirceur des matériaux utilisés.
Jeu d'équilibre, de déplacement, de bruit, tout est infiniment suspendu. Le public est silencieux et regarde déambuler un peu gauchement parfois, ce drôle de personnage. Elle contraint les mouvements de son corps par ses tenus... le résultat ressemble à une danse sur une étrange musique... parfois... un peu bizarre!
Jörg Muller
L'artiste aux tubes! Tubes suspendus, sonores... Numéro tout en délicatesse.
Un cercle pour tout périmètre, tout va se jouer là. Il tourne autour de ses tubes encore immobiles, qui semblent le narguer, il les admire autant qu'il semble les craindre, il les défie autant qu'il se met au défis.
La préparation est minime, en dehors des tubes il se munie juste de 2 prolongement pour ses index qui lui serviront à faire résonner toute la splendeur harmonique de ses tubes. Commence alors la "course poursuite", lentement, avec délicatesse il commence à leur donner du mouvement. Avec fluidité et grâce ses tubes s'envolent dans les airs dans un mouvement parfait qui semble dessiné. Lui, virevolte au milieu, tantôt prisonnier de sa cage d e tubes, tantôt leur courant après!
Sorte de jongleur visuel et sonore, il se met à créer des mélodies simples et rythmée. Ses yeux se fixent, ne voyant plus que ses tubes, les guettant, anticipant leur moindre mouvements dans une précision infinitésimale. Un spectacle tout en grâce, tout en vibrations, autant sonore que silencieuse. Petits et grands repartiront .... non pas la tête dans les nuages, mais bien... la tête emplie de tubes!
Le chemin s'achève par cet étrange bonhomme qu'on voit de loin.
Il semble léviter, dans une position somme toute confortable, seul un bras est appuyé au mur; le voilà pourtant nous surplombant d'au moins 2m!!!
Prouesse technique lui permettant de rester ainsi des heures, sans sembler peiner, il souris dans son costume aux passants qui se demandent encore comment il tiens!
Surprenant!
Après le chemin de la science, voici le chemin du patrimoine! Cette fois ci c'est une histoire de pierre, de lieu, de mémoire. Déambulation dans les rues de Toulouse et ces lieux clés, mêlant art, traditions et matière.
Lézards bleus
Les lézards bleus... drole de nom. Mais on comprend très vite pourquoi lézards!
Un duo comique pour une parfaite harmonie urbaine. "Murmure" murmure vraiment à l'oreille des murs (s'ils en ont une!). Ne posant jamais le pied par terre, il se déplace de mur en mur, de fenêtre en fenêtre, sans prononcer un mot, guidé par les sons urbains de son acolyte pour qui tout objet, toute forme est susceptible d'émettre un son attirant! Muni de baguette il frappe de portes en porches, de barrières en grilles, guidant les déplacements "intramuros" de Murmure. Humour et poésie sont au rendez vous, jalonnant le parcours de notes fraiches!
Il fait corps avec chaque pierre, chaque jointure, il est dans son élément.
Un numéro la tête en l'air, sur les magnifiques briques rouges de notre ville. On ne s'en lasse pas! Les Urbanologues associés comme ils aiment se définir vous font voir les trottoirs et les murs sous un nouveau jour....
Contre-bande de Bodega
La suite du trajet se fait en musique guidée par ces grandes cornemuses du Languedoc. 15 cornemuses d'ici ou d'ailleurs, que l'on suit au fil des rues sans perdre une note...
Robbie Harris
Les cornemuses de la montagne noire laissent alors place à un duo musical d'un autre genre.... Robbie Harris va nous envouter avec sa bodhran, cette percussion de musique irlandaise. Nous allons ainsi traverser la manche et vibrer aux sons irlandais de la flûte qui l'accompagne. Mélodies vivantes et actuelles, petites notes futiles et subtiles, petits coups sec de percussion ou plus feutré au son des balais.... une jolie parenthèse d'outre manche.
Anton Lachly et Milan Herich
Un autre duo suivra, pour un autre style. Tout deux slovaques c'est les danses de leurs pays qu'ils vont nous transmettre. Mélange d'accobatie, de tours de forces ou de subtilités du corps... tout en mouvements tantôt très rapide, tantôt lents.. l'un donnant la parole à l'autre ou inversement pour finir par une sorte de duo où tout de même chacun évolue dans son espace.
Pureté des lignes, des mouvements, dynamique des corps, fluidités des gestes....
Le temps et l'apesanteur leur font défaut....
Cia Cetra
Ce chemin se termine par un duo espagnol sous un porche.
Espace limité, ils enchainent tour à tour les poses comme si leur temps était délimité par un clic. Tour a tour nostalgique, passioné, intérrogatif, offensé.... ils peignent et dépeignent les émotions tour à tour. Jolie duo assez vif, se jouant des contre jours, et du temps....
Vient alors le temps du "Barathon", sorte de marathon des bars où quelques groupes vont enchainer une tournée endiablés, allant de bar en bar, de verres en verres, d'ambiances en ambiances.....
Dur de faire un choix et il n'ai pas possible de tout voir....
Pour moi ce fut donc le Petit London, un ptit bar tout en longueur du coté de la halle au grain. L'ambiance est donnée, déjà du monde dehors sur le trottoir!
En guise de scène un petit espace où s'entasse tant bien que mal les musiciens! à mon grand dam une fenetre sur le coté de la "scène" donne sur la rue adjacente... un vrai casse tete pour les photos!!!!!

Vrack, c'est avant tout un groupe d'ami! rencontre amicale et musicale où chacun à sa place! Une musique festive, une ambiance survoltée où ils nous proposent des musiques métissées : une pointe de musique de l'est se mélange aux sons irlandais voir jazz de certains passages.
Ici tout est question d'ouverture, pas de frontières de genres, de styles... juste un pur bonheur et une grande ouverture d'esprit!!!!

Vite vite il est 20h....
Retour sur la place du capitole pour une autre parade.... Celle des Diables de Mirce.....
Catalan par définition, ces petits diables en tout genre viennent titiller le public venu nombreux avec leur dragons et leur pétards à grand renfort d'explosions et de flammèches en tout genre! ça crépite, ça file, ça fuse, ça saute, ça s'illumine, ça pétérade, ça fait peur au plus petit, ça se bouscule, ça surprend..... bref c'est partout à la fois, le public les suit, les devances, les attends.... une vrai parade folle ou personne ne sait à l'avance ce qui va se passer!
toulouse s'envahie de fumée, une odeur de poudre s'insinue dans la moindre de ses rues, pour le plaisir des grands.... comme des petits!
La course de feu s'achève sur les berges de la Garonne pour laisser place à la suite.
Une suite qui se fait désirer.... et oui la météo.... encore et toujours elle fait des siennes.... et comme chacun le sait, le moindre show pyrotechnique est un casse tete quand les nuages se jouent de la partie.....
Mais la météo fini par donner son accord, et le chant des sirènes se met alors à retentir à l'invitation de la bombarde.

Le silence ce fait. Tout le monde attend, suit des yeux ces droles de bateaux sirènes aux sons peu communs.... peut on parler de musique pour autant?? difficile à dire....
Au final le son est occulté par le visuel, le grand show attendu arrive, ça crépite de partout, les couleurs se mélangent, illuminant le ciel de leur mille et un feux....
tout se passe de commentaires.... il faut le voir, le vivre, etre là allongé sur les berges pour s'en mettre pleins les yeux et ... rêver d'un monde parsemé d'étoiles.....

Le spectateur aurait à peine le temps de redescendre les yeux du ciel que Cali le trublion du sud, fait son apparition en bateau pour son concert.
Intenable, sautant partout, voulant faire corps avec son public, il passera son temps à s'en rapprocher.... à donner un maximum de spectacle pour .... tout ceux qui ne le voient pas sur scène!!!!!!
Un concert de folie qui aura ravi beaucoup de toulousains. Du Cali, comme on l'attendait.
La nuit retombera doucement par la suite, après toutes ces images en tête.... il faudra pourtant redescendre sur terre.
Festa Europa nous fait rêver....
Pour joindre l'image aux mots.... voyons par
là!