Un dimanche bien triste, sous la pluie, le froid... les courants d'air se font plus incisifs vous faisant frissonner, un dimanche où on se demande pourquoi on est sorti de sous sa couette.Mais le soleil absent n'était en fait pas bien loin... On entre dans l'antre du jeu; le casino imposant dans toute sa splendeur du jour vous accueille, chaleureux. Le public se bouscule, impatient même s'ils sont loin en majorité d'être de prime jeunesse!
On se calfeutre alors dans les grands fauteuils de cuir, on choisi sa place. Pour moi se fut juste au dessus de la console de l'ingé son/lumière pour avoir un oeil sur l'ensemble mais aussi sur cet homme qui fait que le concert est réussi.
Les premières notes font vibrer l'air.. on retient son souffle, le rideau s'ouvre sur 18 musiciens d'exceptions en costumes blanc, noeud papillon. Une dynamique s'installe, les notes incisives des cuivres vous redonne la force que vous croyiez évanouie en ce jour sombre.
Après cette intro musicale, arrive Gead Mulheran, anglosaxon par excellent, dans un costume de soie noire impecable, une cravatte bleue, une prestance et un charisme incontestable.... Il vole littéralement sur scène, et son accent..... que celles qui n'ont jamais craqué sur ce petit accent british dans notre lange française me face signe! Il a déroulé toute la présentation de ces morceaux dans un français parfait, avec une humour délicieux et une bonne humeur à toute épreuve, esquissant meme quelques pas de danse de sa grâce naturelle.
Quant à sa voix.... certe ce n'est pas Frank Sinatra mais il tiends bien sa place. Son timbre à la fois chaud puissant, mais qui sait se faire de velour pour les morceaux les plus soft...
Et quoi de plus impressionnant qu'un public entier qui reprend le thème de "Stranger In The Night" pour un moment de bonheur palpable.... tous réuni par la même passion.
Les mains ne tiennent pas en place, tout comme les pieds! Chacun essayant de vivre son émotion, les puristes tapant les bons temps, les autres souhaitant juste participer! Les frissons apparaissent alors, remontant lentement le long des bras, du dos... pour s'épanouir en sourire sur chaque visage.
Pour certains se sont les souvenirs de slow qui remontent à la surface, les faisant revivre ces temps là, pour d'autre ce sera un souvenir de la première fois qu'ils ont entendu Sinatra, pour les musiciens une reconnaissance phénoménale de ces 18 là, tous excellent dans leur domaine.
On ne pourra que rendre hommage au grand guitariste tallentueux Pierre Theodorie, à la modestie sans borne, toujours présent, aux interventons discrètes et pourtant si limpides.
Et quand en passant le trombone solo cherche à lui cacher ses partitions on sent de façon quasi palpable la complicité qui les unis tous.
Le pianiste vole littéralement sur son clavier, tantôt faisant résonner juste quelques notes, parfois au contraire époustouflant dans son jeu.
Et pourtant ça parait si simple en les voyant... La musique prend vie, devant nous ce sont join à eux les élèves d'une école de danse de lyndi pour joindre l'image aux sensations, excécutant avec brillaux quelques pas de danse. Ne laissant même pas le grand Gead indifférent qui nous délecte d'un enchainement de petit pas!
Vous l'aurez compris, le soleil était là, au casino, il nous a tous réchauffé, nous à fait passer 2h merveilleuse. 2h humaine à la rencontre d'un grand orchestre et d'un fabuleux chanteur. Et dire qu'au départ pour sortir cet album ils ont du demander aux gens de donner avant qu'ils soient enregistré pour réunir les fond nécessaire!!!
Cet album je le conseille à tout les fans de Sinatra et des grandes lignées de big band. Un big band aux couleurs du sud majoritairement, qui mérite qu'on lui fasse une place parmis les plus grand.
Bon vent le Big Band Brass...