Jean Michel Goury & Yves Josset
Ces deux là font la paire. Complicité phénoménale, pas l'un pour rattraper l'autre dans le domaine humoristique! C'est en toute simplicité que nous les avons retrouvés autour d'un repas avant leur concert en hommage à la musique Russe et notre compositeur Léonid Nirman.
Pas de barrières entre nous les amateurs et eux les professionnels, très vite une relation est née, nous avide d'apprendre, et eux curieux de nous connaître. Ils ont toujours eu un mots gentil pour nous valoriser dans notre travail sans jamais nous mettre mal à l'aise en comparaison de niveau.
Nous avons partagé la loge sans prétention, chacun y trouvant sa place pour son instrument. Ils nous ont félicité à l'entracte, avec le sourire.
Quant est venu leur tour, nous sommes resté bouche bée. JM Goury avec une oration fluide a donné corps aux différents compositeurs russes qu'il avait choisit d'interpréter ce soir là. Et les intermèdes que Leonid avaient composés à leur intention était des petits bijoux, liant de façon extraordinaires les pièces entres elles. Il a eu alors des mots infiniment touchant sur les compositeurs. Pour lui ils sont "une espère rare et fragile, en voie de disparition qu'il faut protéger". Hommage touchant, parlant de sa rencontre avec Leonid, lui que la maladie à frappé sans pitié. C'est vrai les compositeurs sont comme il l'a développé, des gens brillants, qui auraient pu faire beaucoup de choses et qui finissent pas simplement vivres avec leurs émotions, leur sensibilité et qu'ils expriment à travers leur talent de musicien.
Chaque rencontre avec un compositeur est unique, on voit toute la fébrilité qu'il a mis dans son oeuvre, c'est un peu une part de lui qu'il révèle, mettant à nu son flux d'émotions à l'état le plus pur. Éternels insatisfaits de ce qu'ils font, avides de rencontres, de connaissances, visualisant leur musique au delà de sa simple sonorité.
Leonid les as conquis, l'hommage était beau.
Deux artistes de grandes valeurs pour un concert remarquable, de la musique comme on entend peu, qui prend vie devant nous. C'est l'émotion qui prédomine sur la technique et on se prend à vibrer avec eux. Complicité maximale dans leur jeux.
La master classe du lendemain avec Jean Michel, s'est déroulée tout naturellement sur le même crédo. Il n'était pas là pour juger quoi que ce soit, ne sortant même pas son instrument pour écraser personne, il s'est contenté de partir de ce qui existait et de faire prendre conscience de ce qu'il manquait sans jamais l'imposer. Chacun devait faire son chemin pour y arriver.
C'est avant tout un travail de son et d'émotion bien plus que de technique.
L'impro libre à tout simplement trouvée sa place. Jeu de sonorité entre deux instruments sans concertation préalable. Le premier guide, le second, se superpose et le suit, parfois les idées fusent contradictoires, se heurtent pour mieux repartir de plus belle en harmonie. L'écoute est à son comble, il n'est pas question de notes, de rythmes, de cadence... mais du message qui passe, de comment on va jouer la note, de ce qu'on veut lui ajouter. Et la magie opère.
On retrouve bien là la lignée de Denis Badault...
C'est finalement une leçon presque de vie qui s'est passé, nous exhortant à vivre avec notre instrument, à le laisser sorti pour mieux lui accorder du temps même si ce n'est que 5min en passant. Il faut le voir tous les jours, avoir envie de le prendre, de la toucher, de ne faire plus qu'un avec lui...
Et des fois même si le son n'est pas là ce dire que demain sera mieux. Et penser son son, ce n'est pas jouer pour la prouesse technique mais bien vouloir transmettre un peu de soi...
Leur passage par chez nous c'est achevé par un concert dans le fief de notre compositeur, dans une petite église aux briques rouges... l'ambiance était posée, à fleur de peau, le fils de Leonid lui a fait une surprise en jouant pour lui les larmes aux yeux. Et c'est tout naturellement que Jean Michel et Yves ont invité Leonid à se joindre à eux. Même s'il a refusé au début, c'est rattrapé par la musique qu'il s'est dirigé vers le piano. L'appel a été plus fort que la peur, il les a rejoint pour un trio endiablé : piano à 4 mains et un saxophone ... souvenir magnifique.
Et c'est là que la rencontre s'achève, eux sont repartis dans le nord, nous nous prenons soin de notre compositeur à nous. Et nous somme fiers de lui avoir fait cette hommage, c'est un homme extraordinaire....
Ces deux là font la paire. Complicité phénoménale, pas l'un pour rattraper l'autre dans le domaine humoristique! C'est en toute simplicité que nous les avons retrouvés autour d'un repas avant leur concert en hommage à la musique Russe et notre compositeur Léonid Nirman.
Pas de barrières entre nous les amateurs et eux les professionnels, très vite une relation est née, nous avide d'apprendre, et eux curieux de nous connaître. Ils ont toujours eu un mots gentil pour nous valoriser dans notre travail sans jamais nous mettre mal à l'aise en comparaison de niveau.
Nous avons partagé la loge sans prétention, chacun y trouvant sa place pour son instrument. Ils nous ont félicité à l'entracte, avec le sourire.
Quant est venu leur tour, nous sommes resté bouche bée. JM Goury avec une oration fluide a donné corps aux différents compositeurs russes qu'il avait choisit d'interpréter ce soir là. Et les intermèdes que Leonid avaient composés à leur intention était des petits bijoux, liant de façon extraordinaires les pièces entres elles. Il a eu alors des mots infiniment touchant sur les compositeurs. Pour lui ils sont "une espère rare et fragile, en voie de disparition qu'il faut protéger". Hommage touchant, parlant de sa rencontre avec Leonid, lui que la maladie à frappé sans pitié. C'est vrai les compositeurs sont comme il l'a développé, des gens brillants, qui auraient pu faire beaucoup de choses et qui finissent pas simplement vivres avec leurs émotions, leur sensibilité et qu'ils expriment à travers leur talent de musicien.
Chaque rencontre avec un compositeur est unique, on voit toute la fébrilité qu'il a mis dans son oeuvre, c'est un peu une part de lui qu'il révèle, mettant à nu son flux d'émotions à l'état le plus pur. Éternels insatisfaits de ce qu'ils font, avides de rencontres, de connaissances, visualisant leur musique au delà de sa simple sonorité.
Leonid les as conquis, l'hommage était beau.
Deux artistes de grandes valeurs pour un concert remarquable, de la musique comme on entend peu, qui prend vie devant nous. C'est l'émotion qui prédomine sur la technique et on se prend à vibrer avec eux. Complicité maximale dans leur jeux.
La master classe du lendemain avec Jean Michel, s'est déroulée tout naturellement sur le même crédo. Il n'était pas là pour juger quoi que ce soit, ne sortant même pas son instrument pour écraser personne, il s'est contenté de partir de ce qui existait et de faire prendre conscience de ce qu'il manquait sans jamais l'imposer. Chacun devait faire son chemin pour y arriver.
C'est avant tout un travail de son et d'émotion bien plus que de technique.
L'impro libre à tout simplement trouvée sa place. Jeu de sonorité entre deux instruments sans concertation préalable. Le premier guide, le second, se superpose et le suit, parfois les idées fusent contradictoires, se heurtent pour mieux repartir de plus belle en harmonie. L'écoute est à son comble, il n'est pas question de notes, de rythmes, de cadence... mais du message qui passe, de comment on va jouer la note, de ce qu'on veut lui ajouter. Et la magie opère.
On retrouve bien là la lignée de Denis Badault...
C'est finalement une leçon presque de vie qui s'est passé, nous exhortant à vivre avec notre instrument, à le laisser sorti pour mieux lui accorder du temps même si ce n'est que 5min en passant. Il faut le voir tous les jours, avoir envie de le prendre, de la toucher, de ne faire plus qu'un avec lui...
Et des fois même si le son n'est pas là ce dire que demain sera mieux. Et penser son son, ce n'est pas jouer pour la prouesse technique mais bien vouloir transmettre un peu de soi...
Leur passage par chez nous c'est achevé par un concert dans le fief de notre compositeur, dans une petite église aux briques rouges... l'ambiance était posée, à fleur de peau, le fils de Leonid lui a fait une surprise en jouant pour lui les larmes aux yeux. Et c'est tout naturellement que Jean Michel et Yves ont invité Leonid à se joindre à eux. Même s'il a refusé au début, c'est rattrapé par la musique qu'il s'est dirigé vers le piano. L'appel a été plus fort que la peur, il les a rejoint pour un trio endiablé : piano à 4 mains et un saxophone ... souvenir magnifique.
Et c'est là que la rencontre s'achève, eux sont repartis dans le nord, nous nous prenons soin de notre compositeur à nous. Et nous somme fiers de lui avoir fait cette hommage, c'est un homme extraordinaire....










