mardi, juin 24, 2008

Nuit d'insmonie...


Le vent souffle et agite les feuilles sous son air chaud, il les anime aux grès de ses envies, les soulevant, les portant, les secouant, le moindre de ces tourbillons les atteint.

Pantomime de la vie finalement. Sans cesse elle nous ballote, transporte, transfigure transforme au grès de ces dessins, l'échelle est juste différente.
La vie sans cesse en mouvements, nous fait passer des extrêmes, se jouant de nous, nous réservant des surprises, parfois nous déconcertant. C'est cette somme de coïncidences si on peut dire qui nous façonne quelque part. On né avec des prédispositions éventuelles mais la vie n'en tient pas forcément compte dans ses méandres.

A t on un libre arbitre? Est on ce qu'on croit être? Mais être c'est quoi finalement?
Les interrogations sont nombreuses, les réponses tout autant. Il n'y a pas de vérité absolue juste des ébauches de ce qui pourrait -ou pas- être.



Regarder en arrière? ça ne sert pas à grand chose.

Regretter? non plus, ça ne sert juste qu'à refaire le monde avec des si.

Avancer alors? oui encore et toujours. Saisir chaque inflexion du vent pour toujours aller plus loin, se relever sans cesse, courage et volonté, acharnement et patience... autant de choses qu'il faut pour ne pas utiliser la facilité.

De nos jours on se plaint pour un rien... ceci cela ne va pas, ça ne correspondant pas à nos attentes... mais le monde ne tournerait il qu'autour de nous? Si nos dessins ne sont pas réussis que dire de ceux des autres? tout ne peut pas être rose sinon on ne saurait pas saisir toutes les nuances des moments de bonheur. sans leur contraire les choses n'ont pas corps, et n'auraient alors pas la même importance.

Mais au fond il est toujours possible de trouver le positif en tournant autour, en envisageant les divers angles comme un photographe sait mettre en valeur les gens.



Quel est l'objet de ce post? Pas sure de le savoir moi même sur ce coup là... Sinon juste envie d'exprimer ces pensés, de les poser telles qu'elles sans prétentions.

Peut être alors prendront elles une autre dimension...

dimanche, juin 22, 2008

Fête de la musique

Le soleil d'une chaude journée embrase les moindres recoins de briques rouges, la ville telle une fourmilière regorge de gens divers et variés.

La place du capitole est encore à cette heure là un point de rendez vous. Se dresse là, la scène de la mairie. Les caméras se mettent en place, les premiers photographes sont aux premières loges dans leur espace aéré au pied de la scène. La foule est chamarée et attend les premières notes pour se faire une idée.

Ce soir c'est un peu un tour du monde musical qui est tenté, la fanfare des balkans et ses costumes bigarrés se réjouit de sa présence sur cette grande scène, pendant que les techniciens s'activent pour les réglages. S'ensuit un duo d'Arnaud Bernard, finalement un peu trop statique sur scène. Le photographe est finalement un peu frustré, il se passe peu de chose.. pas encore de jeux de lumière, pas de vrai jeu de scène, quand à la musique il ne l'entend pas, il baigne dans son univers purement visuel, l'oeil en alerte, à la recherche du fameux instant T. Le brésil rejoint alors le quartier de toulouse, pour essayer d'enflammer la place par une grande ronde. C'est coloré, ça bouge, ça sourit, c'est jolie à voir mais pas facile à figer en image. La fumée volubiles qui devrait permettre de voir les faisceaux lumineux s'échappe au grès des courants du vent sans qu'on puisse la maitriser...

Vient alors le gotta, groupe toulousain parait il... ils sont contents d'etre là mais leur prestation scénique en fait trop... où est l'émotion..?



C'est alors, qu'il faut se mettre en quête d'autre chose, flâner. L'encombrement des rues n'est pas aussi dense qu'on aurait pu le croire, on circule finalement assez aisément.

Quelques endroits semblent plus animés que d'autres, on croise un groupe de catholique regroupant prêtes et jeunes pratiquant sur des textes engagés de foi, à la pointe de la technologie avec leur video projecteur permettant de montrer les paroles. Il émanait de ce groupe une joie communicative, une pensée positive quasi visuelle. Chacun donnant de ce qu'il sait faire : musicien, chanteur ou danseur!
Un peu plus loin les platines détronent les instruments.... pas la peine de s'attarder, rien de spectaculaire à saisir.

La nuit enveloppe les batiments , la chaleur accumulée par la brique semble émaner pour illuminer l'architecture toulousaine.

Au détour du bar Basques, un canon à confettis nous remet dans une ambiance rétro aux sons des guitares des shadow, on a rien d'inventé mais ça fait du bien de la vraie musique!

Les rues s'enchainent, peu de groupes se partagent les trottoirs finalement..



La lune monte, et veille dans son ciel étoilé sur les derniers rêveurs scotchés à leur baffle... dans un état second... proche de la surdité... où les entrailles palpitent au rythme des fréquences basses...

Les nuées humaines, flux et reflux, se croisent, s'entrecroisent, errent sans but, sans contact autre...



Il fut un temps où la fête de la musique était inventive, fugitive, mystérieuse.. on ne savait jamais sur quoi on allait tomber et où on allait dénicher les ptits groupes. Maintenant la ville s'enferme dans une organisation rigide. Tout doit être déclaré : emplacement, horaire... la spontanéité s'efface au profit de la maitrise...
On ne voit plus les rallonges électriques pendant des fenêtres des mécènes d'un soir des ptits artistes du coin. On ne voit plus les musiciens errants avec leur instruments, de boeuf en boeuf pour le plaisir des rencontres et des partages. Tout s'unifie, cette année la mode était... au DJ. Drôle de paradoxe pour la fête de la musique... en viendrait on à dire qu'une platine est un instrument?

Tout change et mute très vite. Même le public. Au final combien sont là réellement pour la musique? Ne reste il de cette pratique que le prétexte d'une soirée de beuverie? une soirée où tout est permis autant l'alcool, que la fumette, que pisser sur les trottoirs ou jeter ses déchets partout?



Au final le son de cette fête de la musique pourrait plutôt se résumer au bruit du verre cassé aux notes enivrées... qu'à une réelle musicalité.

samedi, juin 21, 2008

Vision de Moissac



Il faut calculer l'heure pour avoir la lumière qui nimbera ces pierres vivantes et vibrantes d'un halos délicat.


Le cloitre s'ouvre aux visiteurs curieux, offrant sa fraîcheur matinale, à l'ombre de ses arcades. La pierre est émoussée, brutes par endroit, la briques ressort, change de ton suivant les rayons du soleil. Au contact de ses pierres, la main se promène, tantôt a l'affut d'un contact rugueux, tantôt étonnée par la douceur préservée. A travers ce lien tactile, c'est l'histoire qu'on cherche à revivre. L'imagination dérive, se pose sur les motifs des chapiteaux dont toutes les têtes ont été effacées. L'ombre du grand arbre central, abritant une multitude d'oiseaux, joue sous l'oeil du photographe, elle tourne parfois plus vite qu'il ne l'aurait voulu ;o)





Comment mettre en valeur ce patrimoine. L'oeil guette, s'approprie les lieux. C'est alors que le balais des photos commence, toutes avec un réglage différent pour avoir une palette d'images la plus sensible possibles. Avoir le bon bleu du ciel, le bon angle, le bon flou a tel ou tel endroit. Comment réussir finalement à figer ce que notre cerveau à dans l'idée.





Tout est prétexte à s'amuser, une vitre : ne pourrait on pas en saisir le reflet? une trappe dans une porte : jolie cadre pour une vue différente du cloitre? un angle pour avoir en perspective deux travées...


Là se distingue alors la photo d'art de la photo dite "de photographe" en quelque sorte. Il y a soit disant des règles à observer. Mais pourquoi endiguer l'imagination? La photo n'est elle pas justement cette créativité qui permet de montrer des choses que dans l'ensemble on aurait pas relevée? tout dépend du but visé me direz vous.


Mais faut il un but et se justifier? Pourquoi les photos en diagonales créant un effet "tordu" presque fictif de l'architecture des bâtiments sont elles jugées trop irréaliste et peu appréciées?? c'est justement ce jeu de ligne, détournant la réalité pour tromper la perception qui est intéressant!





Finalement chaque photographe est unique, tout comme chaque être humain. Ca ne sert à rien de vouloir tout régir, il faut laisser libre court à son imagination !!

vendredi, juin 20, 2008

Passion(s)


Que sont elles? Elles sont ce qui fait que nous nous sentons vivant. Elles nous permettent de nous prouver que nous sommes encore capable d'éprouver des choses, de les exprimer sous divers aspects, de s'évader du quotidien, d'évacuer, d'apprendre, de ressentir, de partager, de se laisser porter, de révolutionner parfois, d'oser, de se bouger...

Elles permettent mille et une chose pour se sentir à nouveau soi.

Bien souvent on y tombe en plein dedans lors des aléas de la vie, elles sont ce qui nous raccroche, qui nous permet de tenir par tout ce qu'elles nous apportent. Elles sont formidables de ressources, nous épatent sans cesse, renaissant entre nos doigts, frétillant de la moindre impulsion. On peut les suivre et s'y adonner sans aucune crainte d'en être dépourvue, elles sont toujours avec nous, nous taraudant dès qu'on aperçoit ne serait ce qu'une ombre d'elle.




Peu importe leur nature, il y a mille et une passion, toute différentes et pourtant toutes communes dans ce que l'on y trouve. Il suffit de trouver celle qui vous correspond. C'est un peu le lien à la vie, toujours solide même quand les embûches vous barre le passage. Et surtout elle vous reflète bien plus que vous ne le croyais. Elle se joue de vous, en vous faisant sortir vos émotions les plus profondes. Elles soulagent sans juger.



Peu importe les raisons pour lesquelles on les fait. Peu importe combien de temps on passera, elles font parti de nous, et prennent la place qu'on leur accorde en fonction de nos besoins. Elles nous raccrochent à la vie quand on croit ne plus jamais être touché, elles font ressortir cette part de vulnérabilité fondement de notre être.



Alors, soyez passionné, peu importe par quoi, par qui, où ça. Vivait vos émotions, laisser les s'évader et vous vous sentirez alors bien mieux. Quand on croit ne plus rien pouvoir éprouver, la passion se déchaîne et vous prouve le contraire.




Ne perdez pas de temps en vaines conjectures, vivez, vibrez...
et tout devient alors possible...

lundi, juin 16, 2008

Esbjorn nous a quitté....




Il y a des nouvelles auxquelles on ne veut pas croire... celle là en fait partie.

Aujourd'hui le monde la musique, et pas seulement celui du jazz, a perdu un immense musicien. Un homme au coeur d'or, aux mains de magiciens, à la source d'inspiration intarissable, à la beauté intérieure phénoménale car sa musique était la musique de son âme, il la vivait entièrement mêlant sans cesse improvisation et urgence.

Mais avant cela c'était aussi un père de famille, jeune... qui laisse deux enfants derrière lui. La mort l'a fauchée au détour d'une plongée, personne ne sait encore réellement ce qui c'est passé, la seule chose qui est indéniable c'est le vide qu'il va laisser derrière lui...



Il avait mis du temps à imposer son style, ses influences (semblant parfois contradictoire et c'était là tout son génie), son don de designer de sonorités, sa vision de la musique, son jeu asymétrique, flirtant avec les temps comme un joueur de tennis avec les lignes du court.

Il venait a peine de trouver sa reconnaissance tant mérité, leur dernier "Live in Hamburg" étant leur apogée.

Ils ont su conquérir un public vaste, insufflant un renouveau dans la vague jazz, transportant le public dans une autre dimension, en communion totale...



Je me souviendrais de la première fois où je les ais vu, c'était lors des balances avant leur concert à Marciac, trois musiciens hors norme, le sourire au bout des lèvres, heureux de vivre, toujours prêt à se lancer dans un nouvel élan, une impulsion de vie.

Depuis ce jour, je suis tombée dedans, écoutant tout leur album, marquée par certaines mélodies plus que d'autres, celle par exemple qui vous donne la pêche le matin quand vous l'écoutez en vous levant, celle qui vous repose la nuit.... il y en avait pour tout les moments.



Et dire qu'il y a à peine un plus d'un mois, je les voyais dans un ptit festival de jazz (Jazz en Comminge), qu'ils étaient là pour un public humain, qu'ils se sont mêlés au public pour signer leur disque, et dire que quelques mots furent échangés....

Jamais plus ce sourire ne s'épanouira sur scène ou sous les compliments, jamais plus son regard bleu balaiera la vie...



Tu vas nous manquer Esbjorn....

dimanche, juin 15, 2008

Exposition photographique



Extrait du discours d'ouverture :



"Dans ce temple du livre, où se croisent mille et une histoire, ce n'est pas une histoire de mots aujourd'hui mais bien une histoire d'images.



Le projet "Un air de Russie" est né comme un air vous né dans la tête : Dominique Maris l'a insufflé, l'Association Musicale de Ramonville l'a soutenu, Leonid l'a composé... Pour sublimer les morceaux un célèbre duo a été convié : Jean Michel Goury et Yves Josset.



Mais que serait le son sans l'image? Question soulevée par notre correspondant local de la depêche qui souhaitait annoncer le concert du vendredi 23 mai avec une photo des protagonistes.



Panique à bord, comment faire? Aucune n'est encore disponible puisque cet ensemble de saxophones est né cette année.
C'est alors que le hasard des rencontres fait bien les choses : il existe une espèce sur terre vouée au culte de l'image = les photographes amateurs. A toulouse ils se rassemblent sous le nom de Poussiere d'Image. On les trouve un peu partout, caché derrière leurs objectifs, toujours à l'affut, le regard cadrant plus que visualisant.


D'une photo nécessaire, 179 autres ont été prises.

Et quand les images défilent, la magie du moment renée.

C'est alors que l'idée d'une exposition photos se matérialise.



Le challenge se poursuit, et c'est à deux ce grand soir du 23 mai dernier qu'ils fixent les instantanés de vie musicale.

300 clichés viennent s'ajouter aux premiers....
L'idée de l'exposition s'affirme, il faut partager tout ça. Même si c'est dur de faire un choix...



Malgré ce mois de juin survolté, où tout bouge pour clôturer l'année, il faut jouer des coudes pour convaincre de son idée, jouer les marchands de tapis pour obtenir des prix, rallonger les journées pour raccourcir les délais...




Le résultats est maintenant sous vos yeux, grâce au service culture de Ramonville, de l'AMR, du responsable du laboratoire photo de photoservice qui a fait des heures supplémentaires pour les tirer et bien sur grâce à l'école de musique de Ramonville.
On a la chance d'avoir une école de musique dynamique avec des personnalités formidables qui ne demandent que ça : de partager leur passion.




A vous de juger, de déambuler et de saisir ce que ces photos vous inspirent.


Pour moi elles racontent toute une histoire et sont empreintes des rencontres humaines qu'elles dépeignent.




A travers ce projet, nous tenions à montrer que tout citoyen peut arriver à ses fins, pour peu qu'il soit passionné et qu'il s'en donne les moyens. "