vendredi, juillet 25, 2008

Humain.... mais pas héros

La plupart des gens ne cherchent pas à changer le monde, ils sont au contraire pleins d'espoirs futiles, d'idées farfelues, de rêves inavouées, de passions déchaînées, de désespoir grave, d'optimisme naïf....

On passe la plupart du temps à les croiser sans les voir, sans se douter de la charge d'émotions qu'ils véhiculent, pourtant elle est là, elle vibre en eux et ne demande qu'une chose : être partagée.
Ces gens là n'ont rien à prouver, ni à eux même, ni à personnes, ils ne sont pas là pour tout révolutionner, ou tout réformer dans une utopie délirante... ce sont simplement des humains, mélanges complexes d'émotions variables, de sensibilités aléatoires.

Il suffit parfois juste de lever le nez pour tomber sur ces personnes au quotidien ordinaire mais si enrichissantes. Alors regardez un peu autour de vous....

Des mots... pour dire un mot.



A comme arôme, cette odeur qui s'insinue au plus profond de notre être, qu'on respire et dont on se rappelle sans sa présence, qui suffit à nous rassurer, à nous envahir de bonheur quand on dénote sa présence...
M comme messages... ces petits mots mis bout à bout, pourtant si anodins qui prennent alors une profondeur immense, on en voit jamais le fond, se délectant de leur moindre traces...
O comme "Over Night" ... parce que la nuit est propices à tous les délices... elle s'étire jusqu'au matin, vous entoure de sa noirceur protectrice, coulant un écrin où il fait bon se blottir...
U comme unique, à chaque fois différent, chaque histoire est unique, nous fait vibrer différemment, et parce qu'on vit de tout son être pour cet être là... unique...
R comme ravageur, car aimer c'est aussi perdre un peu la tête, changer, évoluer... qui ne laisse finalement jamais indemne


R comme rage... c'est quand ce mot apparaît qu'on prend conscience de l'étroite limite entre l'amour et la haine...
U comme ultime...
P comme peurs, une rupture c'est souvent la résurgence des peurs... peur d'être seul, de ne pas avoir été à la hauteur, peur d'avoir déçu, de ne pas y arriver...
T comme traces, marqués comme au fer rouge les blessures sont parfois indélébiles ou ... beaucoup plus infimes
U comme usuel, finalement c'est courant, dans tout les domaines la rupture jalonne la vie
R comme rivières, rivières de sentiments de mots, de souvenirs, qui charrie tout sur son passage quand qu'on puisse s'accrocher à la rive
E comme espoir, car il subsiste toujours d'un côté ou de l'autre un soupçon de vie du passé...

Les mots ne sont finalement qu'un amalgame de lettres qu'on fini toujours par définir par d'autres mots...
leur sens varie et fluctue en fonction des situations, chacun ayant sa propre perception et définition de ce que l'un ou l'autre veut dire... c'est peut etre pour ça qu'il est parfois dur de comprendre et d'être compris, double paradoxe du langage.... tout comme un mot n'est rien sans son contraire.

Le langage a ses limites... nous aussi!

jeudi, juillet 24, 2008

Flux indicible....


Une idée, une émotion, une sensation, une envie, une pensée, un effleurement, un épanchement .... surgit d'on ne sait où née là, parmi tant d'autres. Il faut savoir s'accorder le temps à ce tout petit rien de mûrir, de se développer à la limite de notre subconscient pour qu'il prenne ensuite son envol...

Aucune limite a se mûrissement, aucune façon de savoir quand cette notion qui nous a tout à coup titillée sera prête à être lancée, il doit se faire à son rythme, provenant du plus profond de notre être. Déjouant les rouages de notre conscience pour remonter à la surface..

Chaque impression, chaque embryon d'émotion doit prendre sa pleine dimension, là tapis dans la chaleur douillette et rassurante de nos pensées dormantes, sans justement que la conscience les aspirent de façon trop hâtive.

Il faut savoir attendre avec humilité, c'est instinct T magique où d'inconscient tout deviendra.... lumière...

lundi, juillet 21, 2008

Belle étoile...



"Passer une nuit à la belle étoile" une expression qui prend tout son sens lorsque la voûte étoile vous englobe dans son immensité.

Ce soir là, c'est sur une plate forme d'observation, perchée sur un rocher, au dessus du vide, avec pour horizon à gauche le viaduc de Millau dans toute sa longueur et splendeur, déployant ses cordes tendues, façonnant ainsi ces 7 pyramides, et à droite Millau et ses ramifications que Morphé nous guète.



La nuit a jetée ses bras sur les terres, les lumières rivalisent d'ingéniosité : d'un coté Millau ville lumière, fourmilière où la population sommeille paisiblement; les lampadaires dessinent l'architecture des rues, on reconnaît presque même certaines enseignes publicitaires! de l'autre le viaduc, imposant de simplicité. Peu de lumière, juste quelques spots puissants sur ses pilles mettant en relief l'architecture complexe en chas d'aiguille. Sobre, simple, et ce presque trop en comparaison de l'illumination de sa ville. On distingue les phares des voitures le traversant, éclairant presque plus!




On a alors l'impression d'avoir la ville a ses pieds. On se sent petit, là perché tout la haut, à la merci des éléments. La nuit est calme, le silence domine, la végétation bruisse doucement, les étoiles se dessinent clairement sur cette voûte sombre, la pleine lune nimbant de reflet les reliefs. Quelle majesté, quelle impression de sérénité... le monde prend tout son sens, nous ne sommes que des humains dans l'infini grandeur de l'univers, le passé nous contemple du ciel, les étoiles que nous voyons sont peut être déjà mortes depuis des milliers d'années. Quel drôle de concept que de voir le passé dans le ciel.... pour l'homme qui cherche sans cesse à prédire l'avenir.



La nuit nous réserve alors ces surprises, ces ombres passent, le vent se lève, les nuages naissent, se forment et se retrouvent bientôt en troupeaux. L'air chaud va à la rencontre de l'air froid.... provoquant la naissance de l'orage. Les éclairs fusent alors, zébrures de lumière pourfendant le ciel de leur électricité magnétique....

Fascination suprême, le ciel se déchire, le tonnerre roule. Les alentours prennent une autre couleur éclairés par intermittence par ces traits de lumières vives.



Puis l'orage comme il est venu s'en va, chassé vers d'autre lieux. Mais les nuages sont restés, et nous ont finalement caché les pales rayons naissant du soleil... il faudra attendre quelques heures avant qu'il gagne son combat pour illuminer les terres.

en attendant quelques heures de sommeil volée ne sont pas de refus, là au dessus de rien et de tout, sous le souffle du vent, dans le silence de l'immensité.

Une nuit où les paroles ne sont pas nécessaires et où les silences se suffisent à eux même....



La nature est sauvage, indomptable et belle pour celui ou celle qui sait se mettre à sa portée...

Le monde des Minéraux


Le salon des Minéraux de Millau, une petite salle des fête perdue dans un parc. Sous de grands arbres fleurissent les tables de campings, les amateurs au plus chevronnés sont là penchés sur l'infiniment petit... sur des petites boites, ou bien au contraire sur de gros bloc dont la taille vous impressionne. Mais que regardent-ils avec autant de passion?





Au premier abord, on pourrait passer à côté de toutes ces "pierres" sans y prêter plus d'attention qu'à leur couleur.... mais pour les plus curieux la rencontre avec l'un de ces collectionneurs de lumières révèle bien des secrets. Au delà du simple critère de beauté, c'est la fascination de la formation. Les mélanges de minéraux qu'il a fallut que la nature concocte et façonne au grès du hasard, la température du lieu, l'irradiation d'un autre cristal proche.... il y a tellement de conditions qui concordent pour faire un simple cristal que chaque pièce est en quelque sorte un chef d'oeuvre.


Chacune est unique, par sa forme et sa taille générale, mais à y regarder de plus près ce sont tous ces cristaux, aux formes imparfaites qui fascinent, ils attirent la lumière, la changent, se laissent tantôt traversés tantôt l'absorbent pour la diffracter ou la faire disparaître. Les tons changent, le nom reste. Dans une même famille on arrive à trouver toutes les nuances, tout ces dégradés de couleur si riche.


Les minéraux taillés perde finalement de leur charme une fois parfait.





Au delà de la passion de ces cristaux, c'est l'adrénaline de la découverte qui guète. Partir dans les failles, tailler les bloc sans jamais savoir ce qu'on va y découvrir à l'avance. Se faufiler dans les fissures, grimper des montagnes armé de masse pour séparer les formations de la roche... toute une aventure.


Le passionné est un admiratif de la vie, de ses miracles, de tout ce qu'elle peut faire avec finalement.... peu de choses.... quelques minéraux, une température adéquate.... et la magie née.





L'art de l'imperfection domine.... et là peu commencer le jeu du photographe. Le monde minéral est en soit un défi permanent pour arriver à recréer toutes les sensations qu'il procure.


On aurait envie de les toucher ces cristaux, mais ils sont extrêmement fragiles malgré le nombre d'années qu'il faut pour qu'ils naissent à partir de presque rien.


Ces petits rien se joue des objectifs, attisant la lumière ou la subtilisant tour à tour. On ne sait plus où donner de l'oeil, il y a tellement d'individualité .......... et de tout à la fois.






Les couleurs rivalisent les unes entre les autres. Un doux magnétisme s'en échappe et vous guète, émerveillement de la finesse et de la délicatesse des formes, comme de la pureté des couleurs, ou bien justement de leur superposition...., de la douceur ou de la froideur qu'ils dégagent.......


chacun les voyant différemment avec sa propre sensibilité.







Un monde auquel il faut accorder du temps pour le comprendre et se laisser emporter à l'intérieur....


Laissez vous submerger et voir les minéraux comme moi je les ai vus.... Mes minéraux


vendredi, juillet 11, 2008

Vous avez dit "mot" ?




Les mots coulent comme le sang dans mes veines. Ils vibrent et pulsent au grès des mes battements.

Ils s'échappent pour prendre tout leur sens...



d'où viennent ils? Qu'est ce qui fait qu'on a cette fameuse inspiration... ou qu'au contraire les mots nous fuit?

en cette période, ils affluent, sur des thèmes diverses et variés. Jamais identiques, faisant évoluer le fil de mes pensées. S'arrete-t-on de penser un jour? Toutes nos questions finissent elles par trouver une réponse?

Et dire qu'on utilise notre cerveau qu'à très peu de sa capacité.. qu'est ce que ce serait si on l'utilisait totalement, on passerait nos journée à débrouiller nos songes.



On y trouve les pensées rationnelles, celles censées nous faire avancer. On y trouve les doutes, qui nous retiennent et une fois bien en main nous poussent à agir. On y trouve les réflexions, venues comme ça croiser notre chemin. Les interrogations qu'elles soient futiles ou existentielles elles se côtoient toutes ensemble. Comment s'y retrouver?

A tout ça s'ajoutent nos perceptions sensorielles, notre vécu.. quel mélange!!!



Parfois même ce sont les mots qui font défauts, ils filent entre nos doigts sans qu'on puisse les aligner pour créer une certaine cohérence...




Mystère des mots, des pensées...

jeudi, juillet 10, 2008

Sensibilité





Les journées passent et ne se ressemblent pas. Tantôt a fleur de peau, tantôt insensibilité totale. Qu'est ce qui fait qu'on ressent .. ou pas? est ce seulement le point de vue physiologique, cette balance d'hormones et de facteurs en tout genre, qui change ainsi du tout au tout notre perception des choses?

non pas seulement... ça ne peut pas se résumer à un cocktail chimique.



Il y a ce qui nous fait rêver, ce qui nous fait sourire, c'est toujours plus ou moins lié à notre pouvoir imaginatif, à notre perception du monde qui nous entoure, à notre envie de saisir le bonheur... ou le laisser glisser sur notre carapace.



Carapace, tient drôle de mot d'ailleurs. Censée nous protéger se dit on, mais parfois nous coupant finalement plus du monde qu'autre chose. La supprimer alors? et s'exposer tel quel? c'est prendre un risque, le risque d'être vulnérable.



La sensibilité s'insinue dans les moindres recoins de notre être, ou brille par son absence trop prononcée, on la cache, la plaque au fond de son être pour ne pas se faire atteindre, mais elle ressort tôt ou tard par tel ou tel moyen.

L'artiste la met dans sa création, dans sa vision du monde. Le musicien dans l'intensité ou la délicatesse de ses notes, des tonalités qu'il utilise. Le photographe la met dans son oeil, ouvrant grand ce qui lui a parlé, ce qui l'a attiré, se dévoilant plus qu'il ne croit. L'écrivain la met dans ses mots, dans les émotions qu'il nous transmet. Les humanitaires la mettent dans leur compassion aux autres... etc



Elle est bien là, vectrice de notre monde, on lui accorde tout les bonheurs et parfois on en fait son avocat. Au nom de telle ou telle composante de la sensibilité on a....



Facile, mais est elle encore pure? existe t elle a son état fondamental. N'est on pas d'un système ou il faut l'avoir dans telle ou telle proportion, la saisir à tel ou tel moment, ou bien l'oublier pour telle ou telle tache?

On nous dicte ce qu'on doit ressentir, pas les films commerciaux, les concepts musicaux qu'on nous impose... mais c'est loin d'être la vraie vie.



On a tous notre dose de sensibilité, plus ou moins profonde, plus ou moins perçue. Il serait dommage de l'endiguer et de ne pas la laisser s'épanouir. Sa présence nous humanise (quoique le terme d'humanité en ce moment...)

Alors... laissez la s'exprimer. Trouvez votre moyen propre de la communiquer, partagez là...

Aimez là comme une force et non une faiblesse. Osez être ce que vous êtes et non pas ce que le monde veut faire de vous.

lundi, juillet 07, 2008

Banalité


















La nature nous le prouve tout les jours il n'y a pas de banalité. Chacune des fleurs rivalisent d'ingéniosité pour se faire voir, se parant de mille et un reflet, de pistes d'atterrissage pour insectes pollinisateur.... Alors pourquoi l'Homme se devrait d'être banal?



Notre langue est riche de mots, de sens, de sous entendus, de doubles sens... on peut les mêler à l'infini pour exprimer tout et son contraire. Et pourtant parfois les mots deviennent vides, se répètent inlassablement et passent alors inaperçu. Où s'arrête la normalité et ou commence la banalité?

La banalité c'est finalement quand c'est mots mis ainsi bout à bout sont archi vus et revus, ils perdent alors toute leur saveur...

Il est pourtant simple, de varier et de faire un peu d'originalité... sans pour autant tomber dans l'excentricité.



Pourquoi vouloir affadir leur portée? Comment peut-on en arriver à se contenter d'un "Salut, ça va?" ou d'un "Alors ta journée?" ... N'y aurait il pas mille fois mieux à exprimer? Pourquoi jouer la carte de la facilité avec ses mots plats et neutres? Quand ce sont ceux adressés à la personne qui partage un moment de votre vie, c'est finalement encore ... plus bateaux. Répondre sans cesse au même message, échange de politesse....



Est ce alors un manque d'imagination? une timidité refoulée? une facilité ? juste une flemme? ou encore une habitude?

Avec les mots comme dans la vie il faut savoir expérimenter, parfois les prendre à l'envers, pour créer son monde, un monde qui nous ressemble et non pas celui dans lequel les codes de sociétés veulent nous enfermer...



Alors, aimez les mots, mélangez les, créez en de nouveaux... mais surtout ayez envie de partager pour que ce soit unique et non plus litanique....

dimanche, juillet 06, 2008

Au Jardin des Martels


La magie de la photo, c'est que la perception de ce qui vous entoure vous est propre....

lâchez une vingtaine de photographes dans le même lieux et pourtant.... vous n'aurez aucune photo identique!



Les jardins des Martels c'est un ptit paradis vert, au mille et une fleurs et senteurs, à l'ombre rafraîchissante, aux étangs "nénupharisés", aux chemins détournés cachés dans la verdure, aux statues qui vous surprennent au creux de la végétation.... c'est un endroit où le monde disparaît pour ne plus être que beauté.

Premier réflexe, cette herbe verte, douce qui vous chatouille les pieds ne demande qu'à être foulée pied nus.... là ancré dans le sol, les sensations s'exacerbent. Le monde floral et végétal donnant ses touches de couleurs aux nuances indéchiffrables vous nargue....

L'oeil prend alors le relais, il ne sait pas au début sur quoi se focaliser, que voir? que montrer? là est la question.



On se met alors à fureter, errer sans but sans contrainte, sans ordre précis, attiré par tel ou tel coin, cherchant sa vision des choses, comment saisir et rendre la beauté du lieu? bien sur il y a les fleurs, mais au delà de la fleur dans son ensemble il y a la fragilité de ses pétales, la couleur de ses carpelles, les poils ou épines de sa tige frêles défenses pour la protéger du monde, on trouve aussi les arbres et leur écorce rugueuse qui pourrait nous raconter bien des histoires, le dessous d'un nénuphar abritant les habitants des eaux, les gouttes d'eaux qui se retrouvent prisonnières sur leur feuille verte.... tant à voir, tant à saisir.

L'intellect ne fonctionne plus, l'instinct prend le relais, il s'agit alors de faire correspondre son oeil et son imagination à celle de l'appareil qui va saisir cet instant qui nous parle. La photo parle au photographe comme les notes aux musiciens, elle n'est pas figée mais évolue en fonction des partenaires. Parfois l'un surprend l'autre... ou l'autre surprend l'un!

Mais chacun y met sa patte, révèle ce qui lui parle et lui plaît. Une mise à nue de ce que la beauté représente pour lui/elle.



Après bien sur les contraintes techniques peuvent nuire à la relation des deux, mais c'est le fait d'apprendre à les contourner qui fait le défis. Savoir s'accorder à ses moyens techniques, et les détourner à ses fins....



Voilà pourquoi je ne serais jamais un photographe technique... ce que je saisis doit me susurrer ses secrets, me transporter dans son monde pour m'interpeller, ce n'est pas faire de la photo pour faire la photo, s'est s'ouvrir aux émotions. Je pourrais discourir des heures sur chacune d'elle mais à quoi bon.... à vous de les percevoir et de voir ce qu'elles vous racontent. Bonne visite http://www.flickr.com/photos/jazzange/sets/



Finalement, une très bonne journée où tout le monde a trouvé son compte : les portraitistes ont joués une partie de cache cache pour saisir les visages des protagonistes; les nouveaux propriétaires d'appareil ont pu saisir leur portée sur des sujets quasi immobiles (et oui le vent était de la partie pour jouer de ses caprices!), les débutants (comme moi!) ont trouvé leur place tout naturellement suivant les conseils des uns, des autres, ou expérimentant eux même leurs multiples possibilités. Le soleil et les sourires ont accompagnés les heures qui sont finalement passées bien vite.... A quand la prochaine?

mardi, juillet 01, 2008

La musique .... vue par les photographes!

A quoi ressemble la musique dans leur monde?
Par curiosité, je me suis glissée parmi eux pour leur réunion du lundi soir, autour de ce thème. Il y a ceux qui ont amené quelques photos, et qui souhaitent en entendre parler, il y a ceux qui disent ne pas avoir eu le temps et qui se font discrets, ceux qui n'ont pas osés, ceux qui ont le plus d'expérience et qui les regardent avec un oeil expert, parlant de profondeur de champs, d'ouverture... bien plus que d'émotions. Certains les retouchent tels de fin mathématiciens, jouant avec les chiffres, d'autre plus au feeling, incapable de dire exactement ce qu'ils ont fait...



Mais que voient ils? qu'est ce qui les interpellent?

On trouve différents styles...

La lumière bien sur joue son rôle, l'éclairage scénique quand il existe est figé à l'instant T, il dessine le pourtour des instruments de lueurs aux couleurs douces, ou bien il met en valeur les traits de tel ou tel artiste, parfois même lui volant la vedette.

Les noms d'artistes, les noms des instruments, peu importe finalement. L'image parfaite est recherchée, le cadrage pas toujours évident! et bien sur au final il faudrait presque que la musique soit muette pour satisfaire le photographe, ainsi au moins les pieds de micro qui le gênent tant se feraient oublier ;o)



Après le jeu est celui de l'expression, du regard, de saisir l'insaisissable, l'émotion fugace qui apparaît et disparaît au grès des morceaux, si possible comme si elle était faite pour le photographe. Et oui tous les musiciens devraient le savoir et donc accorder plus d'importance aux photographes qui l'entourent!





Quand l'individu s'efface au profit de son instrument, c'est la magie des doigts qui fascine. Agiles, noués, tendus, charnus, effilés ou encore sensuels, c'est le lien visible entre le musicien et son instrument. L'instrument n'apparaît pas forcément en entier, les mains non plus d'ailleurs... mais le mouvement passe. On voit ce qui se passe, la naissance des sons.





Mais ce qui est paradoxal c'est presque d'en oublier la bouche pour un saxophoniste... et oui bien plus que les doigts, c'est la rencontre des lèvres pour faire vibrer la anche en bambou qui fait bien plus. Ce petit bout de bois, sans rien de particulier, une fois monté, se met à vibrer de tout son être, pour sortir un son de cet enchevêtrement métallique. Il faut le caresser pour un son de velours, le malmener parfois pour un son plus péchu. La vraie relation est là, à l'abri de la bouche, entre le palet et la langue, aux sus des regards indiscrets...



Vient alors le tour de l'instrument en lui même, beau à l'état brut, à lui seul lumineux, esthétique, filiforme ou aux courbes rondes. Il trône là, en bord de scène, a demi éclairé. Mais un musicien vous le dira, l'esthétique ne fait pas le son.... méfiance!



On croise aussi quelques farfelus venant donner une vision autre de la musique, fixant spots, fils électriques, amplis... le tout au ras du sol pour une vision décalée.



Après tout est une histoire de goûts.... les photos défilent ne se ressemblent pas. Chacun y met finalement son grain de folie...