A quoi ressemble la musique dans leur monde?
Par curiosité, je me suis glissée parmi eux pour leur réunion du lundi soir, autour de ce thème. Il y a ceux qui ont amené quelques photos, et qui souhaitent en entendre parler, il y a ceux qui disent ne pas avoir eu le temps et qui se font discrets, ceux qui n'ont pas osés, ceux qui ont le plus d'expérience et qui les regardent avec un oeil expert, parlant de profondeur de champs, d'ouverture... bien plus que d'émotions. Certains les retouchent tels de fin mathématiciens, jouant avec les chiffres, d'autre plus au feeling, incapable de dire exactement ce qu'ils ont fait...
Mais que voient ils? qu'est ce qui les interpellent?
On trouve différents styles...
La lumière bien sur joue son rôle, l'éclairage scénique quand il existe est figé à l'instant T, il dessine le pourtour des instruments de lueurs aux couleurs douces, ou bien il met en valeur les traits de tel ou tel artiste, parfois même lui volant la vedette.
Les noms d'artistes, les noms des instruments, peu importe finalement. L'image parfaite est recherchée, le cadrage pas toujours évident! et bien sur au final il faudrait presque que la musique soit muette pour satisfaire le photographe, ainsi au moins les pieds de micro qui le gênent tant se feraient oublier ;o)
Après le jeu est celui de l'expression, du regard, de saisir l'insaisissable, l'émotion fugace qui apparaît et disparaît au grès des morceaux, si possible comme si elle était faite pour le photographe. Et oui tous les musiciens devraient le savoir et donc accorder plus d'importance aux photographes qui l'entourent!

Quand l'individu s'efface au profit de son instrument, c'est la magie des doigts qui fascine. Agiles, noués, tendus, charnus, effilés ou encore sensuels, c'est le lien visible entre le musicien et son instrument. L'instrument n'apparaît pas forcément en entier, les mains non plus d'ailleurs... mais le mouvement passe. On voit ce qui se passe, la naissance des sons.
Mais ce qui est paradoxal c'est presque d'en oublier la bouche pour
un saxophoniste... et oui bien plus que les doigts, c'est la rencontre des lèvres pour faire vibrer la anche en bambou qui fait bien plus. Ce petit bout de bois, sans rien de particulier, une fois monté, se met à vibrer de tout son être, pour sortir un son de cet enchevêtrement métallique. Il faut le caresser pour un son de velours, le malmener parfois pour un son plus péchu. La vraie relation est là, à l'abri de la bouche, entre le palet et la langue, aux sus des regards indiscrets...
Vient alors le tour de l'instrument en lui même, beau à l'état brut, à lui seul lumineux, esthétique, filiforme ou aux courbes rondes. Il trône là, en bord de scène, a demi éclairé. Mais un musicien vous le dira, l'esthétique ne fait pas le son.... méfiance!
On croise aussi quelques farfelus venant donner une vision autre de la musique, fixant spots, fils électriques, amplis... le tout au ras du sol pour une vision décalée.
Après tout est une histoire de goûts.... les photos défilent ne se ressemblent pas. Chacun y met finalement son grain de folie...
Par curiosité, je me suis glissée parmi eux pour leur réunion du lundi soir, autour de ce thème. Il y a ceux qui ont amené quelques photos, et qui souhaitent en entendre parler, il y a ceux qui disent ne pas avoir eu le temps et qui se font discrets, ceux qui n'ont pas osés, ceux qui ont le plus d'expérience et qui les regardent avec un oeil expert, parlant de profondeur de champs, d'ouverture... bien plus que d'émotions. Certains les retouchent tels de fin mathématiciens, jouant avec les chiffres, d'autre plus au feeling, incapable de dire exactement ce qu'ils ont fait...
Mais que voient ils? qu'est ce qui les interpellent?
On trouve différents styles...
La lumière bien sur joue son rôle, l'éclairage scénique quand il existe est figé à l'instant T, il dessine le pourtour des instruments de lueurs aux couleurs douces, ou bien il met en valeur les traits de tel ou tel artiste, parfois même lui volant la vedette.
Les noms d'artistes, les noms des instruments, peu importe finalement. L'image parfaite est recherchée, le cadrage pas toujours évident! et bien sur au final il faudrait presque que la musique soit muette pour satisfaire le photographe, ainsi au moins les pieds de micro qui le gênent tant se feraient oublier ;o)
Après le jeu est celui de l'expression, du regard, de saisir l'insaisissable, l'émotion fugace qui apparaît et disparaît au grès des morceaux, si possible comme si elle était faite pour le photographe. Et oui tous les musiciens devraient le savoir et donc accorder plus d'importance aux photographes qui l'entourent!

Quand l'individu s'efface au profit de son instrument, c'est la magie des doigts qui fascine. Agiles, noués, tendus, charnus, effilés ou encore sensuels, c'est le lien visible entre le musicien et son instrument. L'instrument n'apparaît pas forcément en entier, les mains non plus d'ailleurs... mais le mouvement passe. On voit ce qui se passe, la naissance des sons.
Mais ce qui est paradoxal c'est presque d'en oublier la bouche pour
un saxophoniste... et oui bien plus que les doigts, c'est la rencontre des lèvres pour faire vibrer la anche en bambou qui fait bien plus. Ce petit bout de bois, sans rien de particulier, une fois monté, se met à vibrer de tout son être, pour sortir un son de cet enchevêtrement métallique. Il faut le caresser pour un son de velours, le malmener parfois pour un son plus péchu. La vraie relation est là, à l'abri de la bouche, entre le palet et la langue, aux sus des regards indiscrets...Vient alors le tour de l'instrument en lui même, beau à l'état brut, à lui seul lumineux, esthétique, filiforme ou aux courbes rondes. Il trône là, en bord de scène, a demi éclairé. Mais un musicien vous le dira, l'esthétique ne fait pas le son.... méfiance!
On croise aussi quelques farfelus venant donner une vision autre de la musique, fixant spots, fils électriques, amplis... le tout au ras du sol pour une vision décalée.
Après tout est une histoire de goûts.... les photos défilent ne se ressemblent pas. Chacun y met finalement son grain de folie...
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