jeudi, août 28, 2008

Oh Toulouse

Je ne me lasserais jamais d'écrire combien cette ville est belle...

En cette fin du moi d'aout quoi de plus normal que de se laisser absorber par le désir photographique ardent d'immortaliser une partie de ce patrimoine en fin de journée et lors d'une douce soirée estivale...

La brique rouge des berges libère une chaleur rayonnante, douce, agréable, diffuse qui vous englobe. Le soleil joue de ses reflets sur la Garonne, les nuages se mettent alors à peindre le ciel, se jouant de formes imaginaires où l'imaginaire aime se perdre.
Yeux aux aguets, la ballade débute, les premières sensations de fixer un instant apparaissent, contradictoires avec celles de ne pas maitriser l'appareil utilisé... première séance réflex... premières interrogations.... comment rendre la vision? sur quoi jouer? tant de paramètres à prendre en compte, tout en ne laissant pas.... le temps s'écouler trop vite!
A cette heure ci la lumière change rapidement, elle s'amuse à irradier, disparaitre, auréoler, toucher.... et on se prend à la regarder, la suivre, se délecter de ses fantaisies....
sans pouvoir tout prendre, tout immortaliser.

Lorsque le soleil a fini de jouer, ce sont les lumières artificielles qui prennent le relais. Elles chauffent discrètement pour finir par mettre en valeur les plus beaux bâtiments. Un simple faisceaux, quelques touches de couleurs, un changement de tonalité et les lieux s'expriment prenant des aspects différents, riches en sensations. Le défis approche... calculer que la lumière restera rouge ou violette ou autre durant le temps d'exposition. Se jouer des reflets parfait ou imparfait sur les mouvements de l'eau. Aligner les perspectives ou les détourner.
L'oeil devient fou... trop de chose à prendre, et pas assez de maitrise pour le rendre...

L'inspiration des berges épuisée pour cette soirée, vient alors le tour de la ville. Les noctembules sont encore de sortie, quelques voitures passent, quelques imbibés profitent de la chaleur de ce soir d'été. Les façades se parent de milles feux, au détour des grands arbres on perçoit des bribes de batiments... ouvrir l'oeil toujours et le bon...

Détour par le capitole, inéclairé pour cause de tournage cinématographique... Rien de phénoménal en vue tout se passe encore à l'intérieur...
Avide encore et toujours d'images... les derniers férues se dirigent vers Saint-Sernin.... jeux de lumière pour eux seul... curiosité des rares passant devant tout ces pieds d'appareil sur les trottoirs!

C'est la nuque un peu raide que la soirée s'achève pour moi, gorgée d'images plus que l'appareil finalement.... avec le défis, le désir... de maitriser encore plus la prochaine fois pour réussir à fixer.... le monde tel que je le vois...

les voici..
http://www.flickr.com/photos/jazzange/sets/72157607047928096/

mercredi, août 20, 2008

Chronique d'un festival qui se vit ...




Marciac: ses arcades, ses odeurs, ses sonorités... tout un monde.



Le charme de ce petit village n'est plus à faire, son festival a pris une telle ampleur et renommée qu'on vient de loin pour le vivre. Mais le vivre de l'intérieur est encore plus fort. Se gorger de ses odeurs, de ses saveurs du terroir, se saouler de musique comme tout festivalier ne serait rien sans y participer.

Comme chaque année le bénévole est là, en nombre (750!), tout en sourire pour faire de ce festival une réussite, pour répondre à toutes vos questions, pour faire de son mieux pour vous rendre la visite le plus agréable possible, vivant sur un rythme décalé, saccadé...
Et bien plus qu'une aventure musicale, c'est l'aventure humaine qui en résulte qui vaut le coup. Les regards vagues de l'émergence brumeuse du matin de vos voisins de tentes, les fous rires de "plantage" de sardines dans son sol rocailleux, les conversations futiles dans l'attente de la douche tant espérée, les ptits mots de Thérèse le matin à notre réveil pour le ptit déj, les dégaines de certains avant d'être réveillé, les radars qui permettent d'éviter (parfois) les fils de tentes véritables pièges pour bénévoles! ....

Le festival a démarrer alors doucement, mais sûrement. La température est montée progressivement, les bénévoles ont pris leurs quartiers, leur sésame... et les festivaliers viennent doucement peupler eux aussi les terrasses, la ville. Au fur et à mesure des affiches la population fluctue, évolue, se concentre, se dilue... en éternel mouvement.

On commence à se saluer au fil des jours, à se connaître sans forcément se connaître. Le badge crée des liens, sésame des sésames qui vous ouvres les portes des secrets inavoués de ce festival à qui sait en faire bon usage!

La curiosité prend le dessus, dévoilant les arcanes....


Un ptit détour en coulisse, sans le faire exprès au moment où Herbie Hancock arrive sans fanfare, sans chici,juste un grand sourire et un merci.

Un arrêt chez les grenouilles pour voir les nuages colorés, se former, évoluer, éclater ou se dissoudre sur leur écran.
Un mot aux techniciens lumière et vous voilà embarqués dans leurs afters... un couloir comme un autre de jour qui se transforme en bar sonore clandestin intimiste aux petites heures du matin.

Tout est une histoire de relation ici. Celles du public aux musiciens, des bénévoles à leur boulot, de la vedette à ses accompagnateur... On s'ennuie pas pour un peu qu'on soit curieux...


Il y a tant de gens à connaître, découvrir, appréhender, tant à partager, d'anecdotes à raconter ou écouter. Richesse extrême. Sans oublier la musique évidemment. Elle s'insinue dans vos veines, court sur votre peau, parfois vous faisant frissonner. Pour tous les styles, pour tous les goûts, tous le bonheur à porté d'oreilles. Un peu d'ombre, une chaise et vous resteriez des heures...
après on accroche ou pas, transcendant ou pas, ils font leur choix même si certaines reprises reprises auraient méritées de ne pas exister....

Malgré les ptits soucis d'installation informatique des premiers temps, le JAC (Jazz au Coeur) paraîtra à l'heure. Il est là, la gazette incontournable que tout le monde attend, que certains collectionnent même. Celle qui se construit aux creux de la nuit, à la fraîche quand beaucoup sont dans un.... autre état! (ce qui ne veut pas dire qu'ils sont totalement sobre pour autant!). Elle arrive tout neuve, avec une équipe renouvelée pour trouver son nouveau souffle. Il lui faudra un peu de temps pour trouver son ton, mais ce sont les premiers ajustements. Il faut oser et pas toujours facile de lâcher les mots lut par tous. On vous attends au tournant, cherchant les choses qu'on a pas vu où qui en quelques mots vous feront revivre les journées/soirées de la veille.... mais tout est si subjectif!
Tout dépend des journalistes en herbe, de leur sensibilité, subjectivité à tel ou tel artiste. Tout en étant positif bien sur, JAC n'est pas là pour descendre même si on regrette un peu parfois son ton caustique d'antan!


Il y a des jours où les notes arrivent à dissiper les nuages, le bleu azur limpide se fait alors roi et la température monte au grès de la programmation. Les nuits dévoilent leur route céleste où chaque constellation prend sa place... on attend alors avec impatience l nuit des étoiles pour avoir... la tête ailleurs... et découvrir les mystères de ses voûtes nous figurant le passe.
Heureusement, une brise légère souffle sur ces quelques mots pour donner un air de fraîcheur. La sieste approche... il est temps de fermer les yeux sur des notes de velours suaves pour une sieste bercées de bulles de douceurs, de chaleur... tout un univers où on aimerait rester (celui de Pascal Neveu).
Au coin d'une table, sous le chapiteau off les artistes se mélangent, les photographes recherchent l'expression, la vie, la complicité, la beauté... les dessinateurs s'essaient aux croquis sur le vif charmés par les courbes d'une contrebasse, le relief d'une trompette... les JAC ne sont jamais loin, plume à la main, les rêveurs sont dans leur monde, les puristes décortiques... tous artistes à leur manière, tous sens en éveil pour ne rien louper, si les émotions étaient visibles on verrait toutes ces lignes multicolores vibrantes, changeantes, s'entremêler au dessus des scènes et lieux, dressant un cocon émotifs.

A chacun son mode d'expression, ses envies, ses émotions ... mais un seul mot : PASSION

Marciac est un peu alors ce qu'on veut être pendant 16 jours, ici on laisse ses soucis, sa vie à l'entrée. On vient ici seul ou entre amis pour une expérience unique, une musicalité toujours présente. Les journées, soirées, sont faites de rencontres, tout apriori et barrières oubliés. Le sourire et la bonne humeur sont le credo. Au fil du hasard des rencontres, on en apparent sur tel ou tel secteur du festival, sur ces hommes et ces femmes de l'ombre qui veillent tous un chacun au bien être des festivaliers.
Parmi tout ceux là le car météo a cette année bien fonctionné. Responsables de la sécurité de tous sous le chapiteau en cas d'alerte. Et ce mardi soir... l'orage c'est formé, après une chaude journée où le bleu du ciel vous a englobé dans sa perfection, les nuages sont montés, le ciel pur est devenu noir... Noir oppressant, inquiétant, menaçant... L'ambiance électrique n'échappe à personne. faisant claquer chaque centimètre de la toile du chapiteau. Il s'engouffrait partout, plaquait tout ce qu'il pouvait sur au sol, la pluie s'en est
Le ciel s'est alors embrasé de mille et un spectre lumineux, l'orage était là. Le vent s'est levé mêlée et a inondé ceux encore dehors. LE tonnerre s'est déchaîné couvrant même le bruit du concert.... Les festivalier inquiets regardaient tanguer les filins, les toiles, les écrans.... et les hommes à la poursuite perchés sur leur siège baquet... La structure est faite pour bouger mais ça fait un drôle d'effet. Le vent s'est déchaîné, l'évacuation a donc été prononcée...


Mais au delà de tout ces tracas publics, le bénévole vit autre chose. Il fait en sorte de tout rendre agréable aux festivaliers, fermant les ouvertures, donnant des sacs poubelles pour se protéger, servant des boissons chaudes, rassurant...

Alors que bien souvent lui même se pose des questions sur... son hébergement... le champ du camping est il inondé? sa tente est elle encore là? ses affaires sont elles trempées?


Ce n'est qu'à la fin du concert, que le retour au camping se fait. A peine arrivé sur place on voit les premiers sinistrés avec quelques affaires partis dormir dans leur voiture. Bernard est la pour veiller, la grande tente du ptit dej restera ouverte cette nuit pour les moins chanceux, quelques lits de camps livrés par la croix rouge...

L'entraide s'organise, chacun regardant la tente de ses voisins, mettant au sec ce qui peut encore l'être, proposant une place de dépannage, ou une aide du lendemain pour la réinstallation.
A 9h premiers coup de marteau, premier séchage des affaires. Et le plus beau c'est qu'on annonce que ça recommencera sans doute le soir....

Au final la soirée suivante aura été annulée par mesure de précaution alors qu'a peine 20min de pluie s'est abattue sur marciac et rien comparé à la veille.
La météo cette année a décidé de jouer des tours. Il faudra faire avec, s'abriter dès que possible, customiser des sacs poubelles pour faire en sorte de rentrer un maximum au sec au camping!!! Ah oui cette année c'était bien l'aventure, avec plus d'eau en dehors des douches que dedans, avec ses averses qui ne préviennent pas et qui imbibent tout, ces matins où le soleil brille juste pour vous réveiller!

Mais au delà de tout ça se fut encore un marciac rempli de belles rencontres. Bien sur il y a ceux qui ne sont pas revenus, ceux qui pensent que celui ci étaient leur marciac de trop, mais pour moi c'est toujours autant une belle aventure. Ouvrant des porte de rencontres de gens qu'on aurait pas forcément croisés.
Il y a les rencontres d'une heures, celles d quelques instants, celles au contraire qui se répéteront
au fil des jours.... il y a les échanges sur une situation, les moments partagés, les avis contradictoires ou partagés.... c'est tellement riche.

Une vraie leçon d'humanité pour qui sait la recevoir. Bien sur qu'il y a des point noirs, bien que que je pourrait parler du logement qui laisse à désirer, de la cantine...etc Mais au delà de tout ça, j'aime l'ambiance de Marciac, cette coupure du monde où seul la musique et le partage existe pour moi. Le reste je le laisse de coté. Je suis là pour en profiter et non pour me prendre la tête.

Et quand vient le moment de te quitter Marciac, la nostalgie est déjà là... dur de redescendre de ton monde acidulé où les journaux sont oubliés ou seul compte l'instant présent.
mais la réalité vous rattrape vite, il faut faire avec et protéger ces moments de bonheurs...

lundi, août 18, 2008

A toi petit etre qui ne verra jamais le jour

Pour toi ces quelques mots...
toi qui était à peine formé, toi dont on a vu le coeur palpiter si vite, toi qui a dessiné le plus beaux des sourires sur le visage de tes futurs parents, fruit d'amour..
Toi qui aussi vite apparu est disparut... sans plus de bruit qu'une bulle qui éclate ton coeur a cessé de battre, pourquoi? là est la question sans réponse qui est la plus dure à surmonter.
La vie accorde son souffle au grès de ces aléas, pourquoi tu n'y a pas eu droit? Encore une des injustices de la vie...
Bon vent...