jeudi, octobre 30, 2008

Ce qu'il reste de toi...

Le plus dur c'est de supplanter la douleur pour ne garder que les bons cotés... (même si les mots me manquent et qu'ils sont maladroits...)

il reste ton rire qui résonnera des années encore, ton enthousiasme et tes fous rires spontanés, ton sourire unique, ta vision optimiste du monde, ton obstination à voir toujours plus loin, à créer des mondes où tout va bien... tu mordais la vie à pleine dent, ta naïveté parfois si désarmante, ta maturité toujours impressionnante..., tes yeux... ton esprits mutins...

Et ces souvenirs que seul toi et moi avions. Tu n'avais rien oublié, si loin est pourtant si proche. J'étais loin de penser avoir eu ce rôle dans ta vie, pour moi tu méritais tellement mieux, et tu as su aux derniers murmures de ta vie me laisser ces mots vibrant, désarmant, encourageant.. mais quelque part je ne suis plus ce que j'étais et toi non plus. Nos vies se sont séparées et ont évoluées avec nos expériences.
Peut être auraient elles été différentes si elles ne s'étaient jamais séparées, peut être pas non plus. On se saura jamais.
Et en même temps si on été resté en contact je pense que tu aurais fait leur fête a un certain nombre de mes ex!

tu as même su lui pardonner... à elle qui t'a contaminé par son irresponsabilité. Elle qui va vivre dorénavant avec ta mort sur la conscience... lourd fardeau.
Tes parents auront besoin de plus de temps pour ça, mais on ne peut pas leur en vouloir pour autant. Ils sont déjà impressionnant dans leur façon de vouloir réconforter tout le monde, ils respectent tes dernières volontés et font en sorte que ça soit toi qui reste et non pas la maladie et la douleur.
Un an de combat que tu as mené de front, sans rien dire au début, et ne délivrant la nouvelle que quand tu as eu suffisamment de recul pour bien la vivre. Tu t'es alors mis à vivre chaque seconde, réaliser tes rêves, donner autant que tu pouvais, sans once d'égoïsme. Tout le monde aura admiré ton courage jusqu'au bout. Tu t'es éteint le cœur léger, ayant fait tout ce que tu voulais, comme si tu avais mis tes affaires en ordre.

Tu as voulu m'épargner, tu savais que je te tiendrais tête si tu me recontacté avant, que j'aurais été là pour toi... tu as voulu partir en ne me laissant que les bons souvenirs de toi, que je ne te vois pas diminué et fragile, comme tu faisais à chaque fois.
Tu te croyais mon ange gardien et bien maintenant peut être que c'est fait... qui sait.

Je ne t'oublierais jamais, comme je ne t'avais pas oublié..
Merci... merci pour tes derniers mots.

lundi, octobre 27, 2008

Erwan

La vie est éphémère...
on ne s'en rend réellement compte que quand elle disparait brusquement...

la vie t'a enlevé son dernier souffle, par une maladie fatale connement chopé... ah la confiance....
27 ans, des utopies pleins la tête, des rêves pleins l'escarcelle, des choses à donner à recevoir... tout ça envolé en fumé....
je n'ai pas assez de mots pour dire combien tu nous manqueras....
Merci pour ces derniers mots, ces mots dont j'avais oublié à quel point tu savais bien les manier... merci d'avoir repris contact avec moi même si.... ce fut pour une bien triste circonstance.

...et pas assez de courage pour vous exhorter à profiter des gens qui comptent et à ne jamais les perdre de vue, sous peine de passer à coté de beaucoup de choses....

jeudi, octobre 23, 2008

Paradoxes

Indicible illusion, irréelle perfection,
grandiloquente imagination,
éternelle aberration...


Invisible sentiment, insensible firmament,
inaudible battement,
volubile parement...


La vie est un paradoxe ambulant...

samedi, octobre 18, 2008

Saint Bertrand de Comminge

Quelques instantanés au grand angle pour un monde.... plus rond?





la suite par ...

"Un temps"



Il y a un an tu m'offrais quelques moments de bonheur, moments volés le temps de week end ensoleillés,week end douceur à partager sans questions.
Week end prévus, imprévus... tu m'as entouré de ta douceur, tu m'as donné beaucoup... mais il me manquait l'essentiel.
L'essentiel qui me manque encore et toujours aujourd'hui, il manque un temps à ma vie, ce temps qui suspend les battements de cœur, ce temps qui fait tout oublier, ce temps qu'on envie qu'on redoute, qu'on attend avec impatience, ce temps qui nous fait vivre.
Ce temps pour qui on est important et qui est le plus important, ce temps qui nous fait tout oublier, tout zapper, qui nous transporte ailleurs dans d'autres horizons, sur d'autres planète où tout est autre.

Aujourd'hui j'attends ce temps sans savoir ni où ni comment, ni quand.... je saisi chaque seconde, chaque occasion en espérant que ce temps là finira par se montrer, il est peut être tout près, ou tout à fait loin, peut être que je suis passée à coté ou qu'il ne s'est pas encore présenté....
c'est l'inconnu, ce qui fait que tout les jours est un jour nouveau, on ne cherche pas mais on l'attend, parfois on l'envie, parfois on le rejette.....
c'est si complexe.
En attendant ce temps j'entraîne mon cœur à vivre chaque moment unique, chaque soupçon de bonheur aussi petit et fugace soit il, pour entretenir ces vibrations là!

Alors même si je déplore la façon dont notre relation a évolué aujourd'hui, je te souhaite de finir par trouver ton essentiel.
Bon vent....



mardi, octobre 14, 2008

BigBand 31

16 musiciens d'exceptions en costumes noir pour une soirée majestueuse.
16 musiciens regroupés à nouveau avec l'ancienne et la nouvelle génération pour inviter et mettre en valeur des musiciens ou chanteurs qui les passionnent.

Les arrangements s'enchainent, tous plus ingénieux les uns que les autres, on se prend au jeu de la bossa nova qui renouvelle la vie en rose de piaf!!!!
Une chanteuse allemande, sans les tics d'une grande diva, vient poser sa voix sur leur accompagnement parfais, se jouant des solistes, des accords, des mots... la complicité née. Philippe Léogé est aux anges, et il tiendra à présenter lui même chacun de ses musiciens qu'il est allé chercher pour cette édition spéciale. Un petit mot sur chaque, parfois même un commentaire plus personnel pour montrer que chacun des membres de ce formidable bigband est à lui tout seul un très bon élément qui sais se faire humble pour mettre en valeur le tout.

2h de bonheur où les notes s'égrainent, les sonorités se mélangent, où vient s'ajouter la trompette de Claude Egéa avec son son si feutré....
et un ptit boeuf final pour libérer le tout.

Une recette bien réussit dans une salle comble, où toute génération y a trouvé sa place.
Cession unique qu'on aimerait pourtant avoir le plaisir de retrouver plus souvent.... mais ça ne se raconte pas.... ça se vit!

lundi, octobre 13, 2008

Les re-

Les re- ne sont ils qu'une répétition du mot qu'il précède? pour repartir il faut déjà être parti mais pour ressentir? est ce unique sentir à nouveau?
Alors que sentir se définit par "ressentir quelque chose", ressentir lui exige "d'éprouver".

Les mots et leur éternelle définition! tantôt un sens, tantôt un autre, c'est un jeu perpétuel que de leur faire dire ce qu'ils veulent dire ou... de temps en temps ce qu'on veut entendre! Parfois sans y réfléchir ils transparaissent plus qu'on ne voudrait et parfois on ne saisit pas la portée justement de leur sens.
Et quand il s'agit de les affubler de préfixe (ou de tout autre particule) ... on n'en complique pas moins la chose!

La langue a ses mystères, ses pièges, ses préférences, ses espièglerie... on la manie, la lie la délie parfois sans y prêter attention et parfois tout au contraire en pesant chaque mot.
Ce qui peux finalement parfois bien prêter à confusion... quand d'un côté on laisse les mots s'échapper alors que de l'autre ils sont décortiqués pour traquer un sens caché qu'on ne cherchait pas à y mettre!

Finalement le silence parait bien moins compliqué.....

mercredi, octobre 01, 2008

Photos réussies ou....... ratée?



Qu'est ce qui fait qu'une photo bascule d'un univers à l'autre? doit on dire qu'une photo est ratée juste parce qu'elle est flou ou trouble, ou parce qu'une ombre s'est immiscée dans le tableau, ou parce qu'elle est en contre jour ???
complexe.
pour moi une photo ratée c'est une photo muette, une photo qui techniquement parfois peut meme etre irréprochable... mais qui n'évoque rien, qui ne sucitte pas une histoire, ni une envie de la voir parler ou de se prendre à imaginer telle ou telle chose.
Les cadrages ratés, les erreurs d'expositions... peuvent disparaitre au profit de l'intensité qui se dégage.

Le problème est donc là, il ne suffit pas de saisir la réalité en un instant il faut en plus saisir l'intensité de cet instant. Et c'est ça qui fait toute la différence.


Et cette différence elle fait aussi partit de la rareté de ces images, elles ne sont pas forcément difficile à prendre, ça peut etre très simple parfois, mais il faut s'ouvrir et etre présent à ce moment là.
Et leur beauté vient aussi finalement de leur rareté qui sublime le reste. Meme de loin elles nous attirent, un simple coup d'oeil et on se prend à réver d'ailleurs, à se raconter des histoires, chacun imaginant sa propre version suivant sa sensibilité.

Mais en général aucune photo pour son auteur n'est muette, ou du moins il l'espère, si ça devient le cas, cela veut peut etre dire que la petite flamme qui brillait dans ce regard d'artiste a perdu un peu de son éclat. Il faut se méfier de vouloir du rendement, de vouloir trop de technicité, l'émotion se suffit parfois a elle meme, et donne meme des fois de biens jolies surprises...

Mais alors.... Images, rêves, réalité... tout se mélange.
qu'est la vérité?
vaste sujet complexe

chacun sa perception, donc y aurait il une vérité pour chacun? possible, la vérité au final est juste une question de référentiel.....

La photo quant à elle est au final un art bien plus profond qu'il n'y peut paraitre. C'est un peu se mettre à nu, montrer SA réalité, celle qu'on voit, qui nous fascine, nous révulse, nous bouleverse, nous chamboule, nous remplie de joies.... cette réalité si complexe qui module notre perception.
Montrer ses photos c'est partager sa part du monde, partager son regard, et ouvrir d'autres opportunités tout en s'en ouvrant.

Il ne faut donc jamais négliger la corde sensible. Le ridicule ne tue pas (sinon on serait déjà au moins tous une fois mort!). Il n'y a pas de mièvrerie a dire que telles ou telles choses nous plaisent parcequ'elles nous évoquent ci ou ça... à un moment donné il faut bien se jeter à l'eau....