vendredi, avril 25, 2008

Alchimie

Les relations humaines ne sont finalement qu'une question d'émulsion dans le sens où comme lorsqu'on fait une vinaigrette l'huile et le vinaigre se fondent l'un en l'autre en micro gouttelettes qui forment un tout... tout en étant non miscible.
Quel jolie paradoxe que les choses qui se mélangent pour créer un tout sans pour autant perdre leur identité propre.



Cet émulsion apporte à chaque partenaire, la force, la protection du tout, tout en ayant l'enrichissement et l'évolution du soi propre. Chaque "ingrédient" emmène avec lui en quelque sorte son arôme, le distillant subtilement aux autres pour qu'ils enrichissent leur essence. Là réside l'art.



Chacun à joué son propre rôle et a bénéficié de celui des autres. Le résultat est là : une force homogène, bien plus forte que celle qui nous habites, nous porte. On se laisse alors envahir par les effluves qu'on nous transmet piochant dans ce qui nous manque, donnant en retour ce qu'on peut. L'échange est alors poussé à son paroxysme.
Il y a eu les catalyseurs susceptible de donner les impulsions, les courageux donnant l'exemple, mais aussi les liants capable d'adoucir le tout, sans oublier les placides montrant la force de la réflexion, les ouverts donnant une opinion globale, les optimistes insufflant la bonne humeur, les maternels rassurant, les jeunes dynamisant....
Mais chacun a donné de soi pour au final recevoir bien plus.



Là est le secret de l'alchimie
Il faut savoir donner pour mieux recevoir..
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jeudi, avril 24, 2008

Décision.... Indécision?


Les points d'interrogations fusent... peser le pour et le contre, entrechoquer les idées, les avis, les besoins, les envies... privilégier les uns par rapport aux autres, se montrer objectif pour voir la situation sous un nouvel angle...
Qu'est ce qui fait qu'on peut se dire qu'on prend une décision en tout état de cause?



Le doute est insidieux et perfide, il vous attends derrière chaque argument, prêt à se faire l'avocat du diable en quelque sorte. Il se glisse dans votre esprit, embrouille le raisonnement le plus logique. Il illumine des points qu'on souhaite éluder.
Et on en revient toujours à se poser la question fondamentale de ce qu'on veut.



Mais que veut-on? Après quoi court-on sans cesse?
Il faut avant tout être honnête avec soi même et toujours considérer tout les angles du problème. Il n'y a au final pas de mauvais choix, peut importe la direction prise elle nous apportera toujours quelque chose: une expérience, des rencontres, une découverte d'un domaine.... tant de choses palpables ou si immatérielles.
Il suffit donc de se lancer en son âme et conscience, dur dur à faire pourtant...
On a beau demander des avis, se faire le sien, essayer de se conforter dans ses opinions... pas facile de se lancer vraiment. Et plus la vie avance plus les choix nous paraissent cornéliens. Et pourtant il le faut bien...



Face un choix, le meilleur moyen d'y parvenir est finalement de ne pas se voiler la face et de noter autant les points positifs que négatifs, c'est ensuite la balance de ces aspects qui définira par rapport à nos aspirations le choix le mieux appropriés au temps T ! Et oui un choix suivant le temps peut varier, on ne voit pas toujours la vie de la même façon.
Le plus important est de ne pas avoir de regret....

lundi, avril 14, 2008

Pensées volubiles


Cheminement intérieur, méandre de la perception, dédales des émotions.... le soi est un immense labyrinthe où l'on ne cesse jamais de se perdre.... et de se retrouver.



Finalement qu'est-on? Que véhicule-t-on? Est-on ce qu'on souhaite ou ce que l'on est? Comment les autres perçoivent notre comportement? ou est la limite de la sincérité et du jeu pour se préserver?

La vie est finalement un assemblage d'ajustements infimes, dont les paramètres évoluent en fonction des situations.

Pourquoi a-t-on le besoin ou l'envie de donner? Ah le bien des autres. Étrange valeur qu'on place parfois bien souvent avant le bien être personnel. La limite de l'oublie pour se préserver...



Ma pensée fuse. Je la laisse divaguer, furibonde, au grès des impulsions interrogatives. Toutes ces questions je les connais, je pourrais y répondre. Mais il y a pas de réponse absolue. Chacune d'elle est prend corps dans la situation où elle née.




Cerner les gens et leur renvoyer ce qu'ils ont besoin, rassurer, positiver, comprendre, écouter, verbaliser, remotiver... autant d'action fondamentale. Ma spontanéité m'amène à me tendre vers les autres, à leur tendre la main pour franchir les caps.



Clairvoyance, maturité... mais qu'entent on par là? Bien loin du phénomène obscur de divination c'est avant tout une attitude d'observation pour saisir ce que sont les autres. Et un esprit ouvert, qui a su au fil des embûches trouver son chemin et grandir.



On ne né par quelqu'un, on le devient. Les joies, les peines nous façonnent comme des sculpteurs sur sable, et parfois la mer passe pour effacer le tout, mais le grain se souvient. Évoluer, grandir, ce n'est pas oublier, c'est construire sur ces bases.


La vie est compliquée, il faut sans cesse la regarder en face et en saisir les opportunités. Parfois compliquée on en a peur, parfois pure on la dévore à pleine dents. A nous de déterminer quelle tour on veut lui donner, soyons acteur de nos vies au lieux de les subir. Il n'y pas de fatalité que des mauvais moments, et les mauvais moments ont leur temps, et puis ça passe et puis ça reviendra. C'est ça la vie.



Mais c'est tellement précieux....

dimanche, avril 06, 2008

Merci Denis!



Prenez un big band ou tout autre formation musicale, enfin un mélange d'instruments différents, mettez Denis Badault comme "chef d'orchestre" de morceaux instantanés et laissez la sauce monter.




Avec pour tout guide que quelques signes et une passion commune : l'envie de jouer et de partager. Comme il l'explique si bien, nul n'a besoin d'être professionnel pour prendre son pied en musique. Certes on est arrêté par nos lacunes techniques mais l'important c'est l'envie qu'on a! peu importe que la note soit en harmonie parfois avec les autres, l'important c'est de dire "Regarde comme mon instrument sonne, comment je suis content(e) de le faire sonner" "Écoute ce que je te donne, j'ai envie de jouer!"



Ce soir là, la sauce à pris. C'était magique, on ne se concertait pas et pourtant le morceau à pris vie sous nos intentions. La rythmique c'est cherchée, petit à petit a trouvée son équilibre. Les pêches ont rehaussés le tout, donnant une impulsion comme un battement de coeur. C'est quand cet équilibre précaire a trouvé son souffle de vie que tu m'as donné la parole. Pour toi on donne la parole mais on ne la reprend pas. Un soliste peu exprimer mille choses ou bien en faire juste une et céder sa place. Soulevée par une brise qui murmurait à mon oreille, j'ai laissé mes doigts courir sur les clés de mon saxo. Au fur et à mesure je me sentais à l'aise, j'avais besoin d'exprimer. J'ai ainsi lâché et construit mon univers de la semaine.... Tout le monde a greffé sa petite touche, si infime soit elle pour faire un tout rien qu'à nous. J'étais portée par l'énergie que m'insufflaient les autres à travers leurs contre chants. C'est sereine que j'ai terminé cet élan, en pleine ébullition d'émotions.



Pour moi c'est ça la liberté. Un moment fugace, on s'est tous retrouvés pour créer quelque chose. Quelque chose d'unique, qui est né de nos intentions, quelque chose d'éphémère dont on ne refera jamais la copie exacte.



Merci Denis pour ce moment magique. Reviens nous voir quand tu veux!