Réveil en douceur sous le soleil toujours présent. Les rues sentent bons, les gens à la fête, déambulant sans but précis dans la ville, se laissant guider au grès du vent venus se jouer des rayons solaires.
Programme OFF ...
Après avoir parcouru les différents troquets, mon choix se pose sur le Bar des Halles, aujourd'hui mis en valeur par Jolly Swing. Accroche sur des notes manouches, jazz aux notes précises, aux airs de là bas! 4 amis, tous originaires du Berry, deux vivant sur paris, deux autres sur chateauroux, se réunissant pour les bons moments à travers les standards de jazz leur passion commune. Il y a le couple phare: lui le "manouche roux", aux doigts exercés; elle la frêle blonde à la voix pourtant prometteuse. Pas de prise de tête, des structures malléables, des espaces à solistes, des chansons en anglais ou français pour le plaisir des yeux et des oreilles! Douces mélopées sous ce ciel d'été. Un contrebassiste pas plus grand que moi (comme quoi tout reste possible!!), dictant parfois les accords au guitariste accompagnateur, avec son grand sourire chaleureux.
Je n'ai pas vu le temps, juste le soleil tourner ( et oui j'ai pris des couleurs!) mais je me suis faite repérée... A la fin, Jean Claude, le contrebassiste de cette formation m'a abordé une mi-question mi-affirmation au bout des lèvres sur le fait que je sois musicienne! Comment est-ce possible? Peut être tout simplement un état d'esprit, un comportement en général... je ne sais pas! en tout cas ça à l'air de se voir. Et Xavier contrebassiste de son état, c'est aussi tout naturellement joint à la conversation pour un "café basse"! Hasard des rencontres...
C'est ensuite autour des élèves de l'école de musique Guy Lafitte de prendre la température de la petite halle. En voilà qui n'ont pas froid aux yeux, notamment un ptit bonhomme d'environ 7 ans aux congas!
Vu le temps, une petite pause glace s'impose, face aux pyrénées bien entendu! Glace aux parfums fruités.... je vous passe les détails, ça ne se partage pas! (ah la gourmandise...!)
De retour sous la halle, le Jambalaya (Louisiane Tribute) prend place. Composé d'un pianiste, un contrebassiste chanteur au sourire.... , un sax bar/sax soprane, un ténor/clarinette, un trompettiste, un tromboniste, un batteur... et une chanteuse noire au coffre généreux.
Le ton est donné, ça va déménager! Tous en costume ou chemise cravate, ça le fait! La banane et le sourire aux lèvres. La complicité est là, de vrais musiciens comme on les aime. Toujours une idée derrière la tête, aux solos rivalisant de prouesses tout en restant ultra mélodieux et efficaces. Une chanteuse à la voix variant du ptit grain soft à la puissance soutenue. Et pour les duos déchaînés... elle se joint au contrebassiste. Contrebassiste à l'imitation d'Amstrong... sympathique! Imitation réussi pour un Georgia haut en couleur. Que ça fait du bien de partager leur bonheur simple.

Ce soir, la salle est comble. Première partie par les frères jumeaux Moutin: l'un batteur, l'autre contrebassiste. Ces deux là sont jumeaux et ça se voit! Ce n'est plus de la simple complicité mais bien un lien plus fort qui les unis. Excellents musiciens il n'y a pas à en douter.... mais (et oui il y a un mais) ils sont torturés ou "ont des tripes" selon l'expression de certains. C'est un jazz aux approches free, aux gammes largement exploitées, aux dissonances parfois dérangeantes qui se joue là en compagnie du pianiste Pierre de Bethmann et du saxophoniste Rick Margitza qui assume la master classe du sax. Voilà, ils sont bons c'est indéniable mais leur jazz ne m'a pas touché... j'ai essayé de m'y cramponner mais aucune vibration n'est née... peut etre un peu trop cérébral pour moi!

En revanche, E.S.T a comblé toutes mes attentes... comme d'habitude! Ces trois là font de l'or de tout ce qu'ils composent. C'est brillant, novateur et chargé d'émotions à l'état pur. Un trio jazz qui mérite bien toute la reconnaissance actuelle que leur offre enfin ce monde là.
Les premières notes vous enroulent, des mélodies insidieuses, évocatrices pour tousµ. La musique d'E.S.T se vit, "invoquatrice" d'images, de couleurs, de vécus... comment y rester insensible?? Un silence religieux se fait dans la salle bien au delà de la fin des morceaux... il y a ce délais où il faut le temps au public pour redescendre sur terre et de muer ses émotions en applaudissements nourris. Les morceaux qui durent pour prendre toute l'ampleur de ce qu'ils ont à donner, et pourtant... c'est trop court!!!!! On y passerait la nuit... la nuit à les regarder, rechercher leur sons -saturation pour la contrebasse, effets spéciaux pour le piano, étouffant même parfois les cordes de la main-. Mais au delà de la vision, c'est l'ouïe qui est stimulée. On ne se lasse jamais, on en redemande toujours. Et quand l'image vidéo des mains de l'un des trois en action est projetée en toile de fond, comme en filigrane, on se surprend à les suivre, à laisser divaguer les émotions, les images défilent, les sensations virevoltent, à fleur de peau...
Et quand le set est fini c'est une standing ovation qui les rappelle pour un dernier morceau où tout le monde se tait alors pour profiter au maximum de chaque seconde.
Le retour à la réalité n'est pas immédiat, on flotte encore dans ce demi-monde.... et c'est en écoutant le dernier CD -leur live à Hambourg- que le retour se fait.... pour atterrir tout en douceur. Le sommeil n'est plus là, les mélodies envoûtantes toujours présentes.
Le sommeil finira par gagner tout doucement... pour des rêves encore imprégnés d'E.S.T.
Je n'ai pas vu le temps, juste le soleil tourner ( et oui j'ai pris des couleurs!) mais je me suis faite repérée... A la fin, Jean Claude, le contrebassiste de cette formation m'a abordé une mi-question mi-affirmation au bout des lèvres sur le fait que je sois musicienne! Comment est-ce possible? Peut être tout simplement un état d'esprit, un comportement en général... je ne sais pas! en tout cas ça à l'air de se voir. Et Xavier contrebassiste de son état, c'est aussi tout naturellement joint à la conversation pour un "café basse"! Hasard des rencontres...
C'est ensuite autour des élèves de l'école de musique Guy Lafitte de prendre la température de la petite halle. En voilà qui n'ont pas froid aux yeux, notamment un ptit bonhomme d'environ 7 ans aux congas!
Vu le temps, une petite pause glace s'impose, face aux pyrénées bien entendu! Glace aux parfums fruités.... je vous passe les détails, ça ne se partage pas! (ah la gourmandise...!)
De retour sous la halle, le Jambalaya (Louisiane Tribute) prend place. Composé d'un pianiste, un contrebassiste chanteur au sourire.... , un sax bar/sax soprane, un ténor/clarinette, un trompettiste, un tromboniste, un batteur... et une chanteuse noire au coffre généreux.
Le ton est donné, ça va déménager! Tous en costume ou chemise cravate, ça le fait! La banane et le sourire aux lèvres. La complicité est là, de vrais musiciens comme on les aime. Toujours une idée derrière la tête, aux solos rivalisant de prouesses tout en restant ultra mélodieux et efficaces. Une chanteuse à la voix variant du ptit grain soft à la puissance soutenue. Et pour les duos déchaînés... elle se joint au contrebassiste. Contrebassiste à l'imitation d'Amstrong... sympathique! Imitation réussi pour un Georgia haut en couleur. Que ça fait du bien de partager leur bonheur simple.
Programme IN...

Ce soir, la salle est comble. Première partie par les frères jumeaux Moutin: l'un batteur, l'autre contrebassiste. Ces deux là sont jumeaux et ça se voit! Ce n'est plus de la simple complicité mais bien un lien plus fort qui les unis. Excellents musiciens il n'y a pas à en douter.... mais (et oui il y a un mais) ils sont torturés ou "ont des tripes" selon l'expression de certains. C'est un jazz aux approches free, aux gammes largement exploitées, aux dissonances parfois dérangeantes qui se joue là en compagnie du pianiste Pierre de Bethmann et du saxophoniste Rick Margitza qui assume la master classe du sax. Voilà, ils sont bons c'est indéniable mais leur jazz ne m'a pas touché... j'ai essayé de m'y cramponner mais aucune vibration n'est née... peut etre un peu trop cérébral pour moi!

En revanche, E.S.T a comblé toutes mes attentes... comme d'habitude! Ces trois là font de l'or de tout ce qu'ils composent. C'est brillant, novateur et chargé d'émotions à l'état pur. Un trio jazz qui mérite bien toute la reconnaissance actuelle que leur offre enfin ce monde là.
Les premières notes vous enroulent, des mélodies insidieuses, évocatrices pour tousµ. La musique d'E.S.T se vit, "invoquatrice" d'images, de couleurs, de vécus... comment y rester insensible?? Un silence religieux se fait dans la salle bien au delà de la fin des morceaux... il y a ce délais où il faut le temps au public pour redescendre sur terre et de muer ses émotions en applaudissements nourris. Les morceaux qui durent pour prendre toute l'ampleur de ce qu'ils ont à donner, et pourtant... c'est trop court!!!!! On y passerait la nuit... la nuit à les regarder, rechercher leur sons -saturation pour la contrebasse, effets spéciaux pour le piano, étouffant même parfois les cordes de la main-. Mais au delà de la vision, c'est l'ouïe qui est stimulée. On ne se lasse jamais, on en redemande toujours. Et quand l'image vidéo des mains de l'un des trois en action est projetée en toile de fond, comme en filigrane, on se surprend à les suivre, à laisser divaguer les émotions, les images défilent, les sensations virevoltent, à fleur de peau...
Et quand le set est fini c'est une standing ovation qui les rappelle pour un dernier morceau où tout le monde se tait alors pour profiter au maximum de chaque seconde.
Le retour à la réalité n'est pas immédiat, on flotte encore dans ce demi-monde.... et c'est en écoutant le dernier CD -leur live à Hambourg- que le retour se fait.... pour atterrir tout en douceur. Le sommeil n'est plus là, les mélodies envoûtantes toujours présentes.
Le sommeil finira par gagner tout doucement... pour des rêves encore imprégnés d'E.S.T.
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